Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

10 juillet 2019

Congés

Petite pause estivale. 

Qu'à l'intercession de Sainte Hidegarde Dieu vous bénisse ! Paix et bonheur. 

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LE FENUGREC (Fenugraecum)

Le fenugrec est plus froid que chaud ; si on souffre de fièvres quotidiennes, qui provoquent de fréquentes suées, et si on supporte mal la nourriture, cueillir du fenugrec en été, en faire chauffer la graine dans du vin, boire souvent, chaud, à jeun, et on se portera mieux. Si on a la fièvre quarte, faire cuire du fenugrec dans de l’eau et rejeter cette eau ; mettre le fenugrec, chaud, la nuit, sur les pieds et les jambes, en attachant un linge autour ; boire souvent du fenugrec chauffé dans du vin, comme il est dit plus haut, et l’on guérira.  

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.58.

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09 juillet 2019

LA LAVANDE (Lavendula)

La lavande est chaude et sèche, car elle a peu de suc ; elle n’est pas bonne à manger pour l’homme ; elle a une odeur pénétrante. 

Si on a beaucoup de poux, respirer souvent de la lavande et les poux mourront. Son odeur éclaircit la vue, car elle a la force des arômes les plus puissants et l’utilité des plus amers : c’est pourquoi elle arrête un certain nombre de maladies, et écarte en outre les esprits mauvais.

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.57-58.

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04 juillet 2019

LA CLAVAIRE (Hirtzsam)

La clavaire est froide et dure, nocive pour l’homme et les animaux qui en mangent, car elle ne guérit d’aucun mal, et a la propriété de provoquer des lésions internes chez un homme ou un animal en bonne santé quand elle ne trouve en lui aucune maladie. Mais lorsque des humeurs dangereuses apparaissent chez quelqu’un, au point que ses membres sont tellement engourdis qu’il a l’impression que ceux-ci sont brisés, si celui-ci mange de la clavaire, cette dernière met en fuite ces humeurs et les fait sortir, car sa nature est telle qu’elle repousse et brise tout ce qu’elle trouve sur son chemin, et, tout ce qui est pourri, elle le supprime dès qu’elle le trouve. D’autre part, elle fait avorter la femme enceinte, au péril de sa vie, si celle-ci en mange. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.57.

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02 juillet 2019

LE MARRUBE (Andron)

Le marrube est chaud, il a beaucoup de suc, et il est efficace contre diverses maladies. 

Si on est sourd, faire cuire du marrube dans de l’eau, le retirer de l’eau, et laisser pénétrer la vapeur dans les oreilles et placer le marrube chaud sur les oreilles et la tête : ainsi l’ouïe s’améliorera. 

Si on souffre de la gorge, faire cuire du marrube dans de l’eau, filtrer dans un linge, ajouter à l’eau une quantité double de vin, faire à nouveau bouillir après avoir ajouté de la verveine : en boire souvent et la gorge sera guérie. Si on tousse, prendre du fenouil, un tiers de marrube, faire cuire dans du vin, passer dans un linge et boire ; la toux cessera. 

Si on a les entrailles malades et en mauvais état, faire cuire du marrube avec du vin et une quantité suffisante de miel ; une fois l’ensemble cuit, conserver dans un pot et boire froid : les entrailles retrouveront la santé. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.56-57.

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28 juin 2019

LE SERPOLET (Quenula)

Le serpolet est chaud et tempéré. Si on a les chairs malades, au point que celles-ci démangent comme la gale, manger souvent du serpolet avec de la viande, ou cuit dans les légumes et les chairs seront soignées de l’intérieur et guériront. Celui qui a la petite gale écrasera du serpolet avec du saindoux frais et en fera un onguent, s’en frottera et retrouvera la santé. Et quand on a le cerveau fatigué et pour ainsi dire vide, réduire du serpolet en poudre, mêler cette poudre à de la fleur de farine, dans de l’eau, en faire de petites galettes, en manger souvent, et le cerveau se portera mieux. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.56.

 

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25 juin 2019

LA GENTIANE (Gentiana)

La gentiane est assez chaude. Si on souffre du cœur, comme si celui-ci avait peine à se soutenir, réduire de la gentiane en poudre, avaler dans une boisson, et le cœur reprend vigueur. Si on souffre d’un ulcère à l’estomac, boire souvent de cette poudre dans du vin chaud, bien réchauffé, et l’estomac sera guéri de son inflammation. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.55.

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19 juin 2019

Désespoir/espoir 4 (vice et vertu n°21)

Correspondances physiologiques

Le désespoir, le pessimisme et l’état dépressif sont en relation avec la pathologie du système nerveux dans la région des vertèbres lombaires, et plus particulièrement de la vertèbre L2. Les nerfs de cette région commandent à l’abdomen, notamment au côlon descendant et au rectum. 

Le nerf de la vertèbre L2 est responsable du bon fonctionnement des régions suivantes : muscle iliaque, muscles de la hanche, de la cuisse et de la jambe, plexus lombaire, fessier, veines et artères de la jambe, de même que de la stimulation des organes génitaux mâles et femelles. 

Hildegarde voit le désespoir dans sa connexion avec l’intestin, les dérèglements qu’il déclenche, notamment de la flore, les inflammations ou les infections qui en résultent : cystite, phlébite, etc. Le tractus gastro-intestinal lui apparaît sous la forme d’un canal large et profond pris par les flammes et dégageant des odeurs nauséabondes. Les désespérés vivent dans l’obscurité pour avoir renoncé à tout espoir de guérison. C’est également le sort de ceux qui souffrent d’un intestin poreux, comme décrit dans le paragraphe précédent traitant de l’infidélité. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 205-206.

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18 juin 2019

Désespoir/espoir 3 (vice et vertu n°21)

Paroles curatives d’espoir

L’espoir réplique au désespoir : « Tu es comparable à un foyer de maladie, à de la nourriture de Satan. Tu n’as pas la moindre idée de ce qu’est le bien en Dieu. Tant que tu chercheras le salut dans le monde extérieur, personne ne pourra t’être d’un quelconque secours. Ton vide intérieur ne peut être comblé que par la puissance de Dieu. Même le mauvais peut t’aider à distinguer le bien. Dieu a créé le ciel et la terre, et toutes choses procèdent de Lui ; même l’enfer est entre ses mains. Toute récompense a son origine en Dieu seul et tout jugement du mal procède de Lui. Il n’y a pas lieu que tu détruises, puisque tu n’as pas encore été jugé par Lui. Dieu, la suprême puissance, ne laisse aucune œuvre bonne sans récompense. Moi l’espoir, qui vis tout près du royaume de Dieu, je nourris les œuvres bonnes de Dieu et rends l’invisible visible. Mais toi, le désespoir, tu ne cesses de te concentrer sur la souffrance et l’anxiété, et ainsi crées les pires situations qui soient. » (LVM III, 20) L’espoir dit encore : « O Dieu saint ! épargne les pécheurs. Tu n’as pas abandonné les exilés mais les a hissés sur tes épaules. Ne tolère pas à présent que nous périssions, parce que nous avons foi en Toi. » (SC III, vision 8, 6)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 205.

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14 juin 2019

Désespoir/espoir 2 (vice et vertu n°21)

Paroles nocives de désespoir

La figure du désespoir, bras levés, se lamente : « Je suis effondrée, désespérée. Qui viendra me consoler ? Qui me sauvera de la catastrophe qui me broie ? Le feu de l’enfer s’est propagé autour de moi et le zèle de Dieu m’a livrée aux griffes de l’enfer. Que me reste-t-il en dehors de la mort ? Le bien ne me procure aucune joie et le péché ne m’apporte pas de consolation. Il n’y a plus rien de bon en ce monde ! » (LVM III, 19)

Chacun de nous a ses moments de désespoir. Certains sont toutefois pessimistes et dépressifs par nature ; pour eux, le monde entier est sombre parce que, frappés de mélancolie, ils voient toutes choses sous leur pire aspect. Or le pessimisme attire le pessimisme, et la peur de la maladie attire la maladie ; le désespoir tue l’immunité. Ce diagnostic lancé brutalement à un malade : « Vous souffrez d’une maladie incurable », ou « votre cas est désespéré », paralyse complètement l’énergie curative chez celui qui est dépourvu de confiance et de foi en Dieu. L’espoir est la force de guérison par excellence. Il mobilise à la fois les forces de guérison intérieures et les forces de guérison de l’univers, de sorte que le « cas désespéré » s’évanouit, cédant la place à un rocher imperturbable. Pour Hildegarde, la seule incurabilité, le seul « cas désespéré » qui soit consiste à paralyser le processus de guérison. Il existe toujours un remède, ne serait-ce que manger une nourriture saine et cultiver l’espoir que tout s’arrangera ; que toutes choses concourent invariablement à notre bien. Et quand bien même la mort serait au bout, nous avons l’assurance de naître à une nouvelle vie, d’où tout chagrin et tout désespoir sont bannis. 

L’espoir rend possible jusqu’à l’impossible ; il fait croître une abondance de fruits, comme de la semence mise en terre. L’espoir chasse le découragement. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 204-205.

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