Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

18 janvier 2018

Colère/patience 7 (vice et vertu n°6)

Les raisons de l’auto-agression 1

Le suicide silencieux de l’organisme : si M. (ou Mme) Patience, qui souffre d’un cancer, va consulter un médecin conventionnel, il s’entendra dire : « Selon les connaissances médicales actuelles votre maladie n’est pas vraiment guérissable.  Nous en ignorons les causes, je ne peux donc vous proposer aucun remède efficace. Il vous faut accepter ce fait. Je peux seulement éradiquer les symptômes au moyen d’une intervention chirurgicale, d’une radiothérapie, d’une chimiothérapie, etc. »

C’est généralement ce que dit et propose la médecine conventionnelle à des patients souffrants de cancers, ou d’autres affections dites incurables (polyarthrite, névrodermite, etc.) Or, quatre-vingt pour cent des maladies ont deux causes principales : un mode de vie aberrant et une alimentation inappropriée. Lesdites maladies incurables le resteront tant que la médecine conventionnelle ne tiendra pas compte de ces deux facteurs.

La plupart des maladies actuelles sont à mettre au compte de processus d’auto-agression, qui ont pour effet de détruire l’organisme. Hildegarde attribue la cause de l’auto-agression à la « melancholia », mot latin signifiant la bile noire, ou atrabile. Cette substance est fabriquée par le foie sous l’effet du stress (comme l’est la cortisone par les capsules surrénales) ; elle se répand ensuite dans les intestins, de sorte que la flore y meurt par accès d’acidité. Or ces micro-organismes constituent la première ligne de défensee en cas d’agression provenant du monde extérieur.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.123-124.

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16 janvier 2018

Colère/patience 6 (vice et vertu n°6)

L’enseignement de la patience

Les remèdes hildegardiens pour maîtriser la colère et l’impatience sont étonnement efficaces. Ils pourraient même révolutionner notre système pénitentiaire, car l’incarcération pure et simple est incapable de réhabiliter les criminels. Avec la psychothérapeutique hildegardienne, les coupables auraient une chance de vraie guérison, car elle leur apprendrait à maîtriser leur colère. Elle permettrait de mettre enfin un terme à la spirale de la violence, d’établir une société de paix, et cela moyennant un coût plutôt modeste.

Ces remèdes, les voici :

  • En cas de colère héréditaire avec ses manières odieuses permanentes : jeûnes stricts, port de vêtement en fibre rugueuse, saunas accompagnés de massages à la brosse.
  • En cas de crises subites de colère non accompagnées de haine : jeûnes modérés, port de vêtements en fibre rugueuse, saunas accompagnés de massages à la brosse.
  • En cas de meurtre par colère :  jeûnes stricts et prolongés, massages vigoureux à la brosse, séjours dans l’obscurité, le tout sous la conduite d’un maître du jeûne.
  • En cas de meurtre par avidité ou avarice : jeûnes stricts et prolongés, massages vigoureux à la brosse, promenades solitaires dans la nature.
  • En cas d’homicide par autodéfense : pratique de jeûnes modérés.
  • En cas de meurtre par ignorance, donc non prémédité (par exemple après une faute professionnelle commise lors d’une intervention chirurgicale) : pratique de jeûnes modérés.
  • En cas de meurtre par étranglement ou par poison : jeûnes stricts et longs, massages vigoureux à la brosse, port de vêtements en fibre rugueuse, isolement complet pendant un certain temps.
  • En cas d’avortement ou de meurtre d’enfant avant (ou après) la naissance : jeûnes stricts, massages vigoureux à la brosse, port de vêtement de fibre rugueuse, temps de solitude complète plus ou moins long.
  • En cas de suicide l’autopunition devient évidemment impossible.

Le repentir ne peut qu’être librement consenti, personne ne peur forcer quelqu’un d’autre au repentir. Il faut néanmoins se rappeler que Dieu n’anéantit aucun être humain, fût-il criminel. Ainsi, à l’un des brigands morts sur la croix en même temps que lui, Jésus promit qu’il serait le jour même avec lui au paradis.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.122-123.

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12 janvier 2018

Colère/patience 5 (vice et vertu n°6)

Correspondances physiologiques

La colère et l’impatience rendent agressif, et vont jusqu’à conduire à des actes criminels. Sur le plan physique, elles abaissent l’interféron de l’organisme, donc affaiblissent le système immunitaire. Ces vices particuliers sont en connexion avec la pathologie du système nerveux dans la région des vertèbres cervicales, et tout particulièrement des la vertèbre C6. Les nerfs de cette région du corps sont responsables du système gastro-intestinal. La colère et l’impatience se cristallisent en maladies auto-agressives –ce qui est caractéristique de notre époque-, tout comme les tumeurs cancéreuses sont des matérialisations de problèmes invisibles aux yeux de chair. Les troubles se déclarent habituellement dans le système gastro-intestinal : gastrite, colite, syndrome de l’intestin poreux. Avec les remèdes proposés par Hildegarde, l’espoir de guérison n’est jamais vain, parce qu’ils traitent en même temps les racines de la maladie. L’auto-agression peut être détectée au moyen d’une analyse de la flore intestinale et d’une recherche de leucocytes dans les matières fécales, dont la présence est signe d’inflammation et d’intestin poreux. Lorsque l’intestin et la microflore sont redevenus sains, l’auto-agression cesse d’elle-même.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.122.

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11 janvier 2018

Colère/patience 4 (vice et vertu n°6)

Paroles curatives de patience

La patience réplique à la colère : « Ma voix est répercutée par les plus hauts sommets, et se porte même au-delà des frontières de ce monde. Ma sérénité est comme un baume suintant de la terre. Mais toi, tu es un parasite, une sangsue, le crime même.

« Je suis la douce énergie de vie, la viridité. Je porte en moi les fleurs et les fruits inhérents à toutes les vertus ; je procure la force et l’énergie issues du cœur et de l’esprit, et ainsi empêche la destruction. Je mène à bonne fin tout ce que j’entreprends. Je suis consciente du mal et le maîtrise par mon attitude de bienveillante tranquillité.

 « Je ne détruits personne ! Je fais en sorte de vivre en harmonie avec tous. Personne ne me déteste. Et je détruirai ta colère, parce que je demeure pour toujours. » (LVL I, 23)

La patience est d’un immense secours pour contrer la colère. Pour l’empêcher d’exploser, vous pourriez recourir à des rituels, par exemple :

  • Vous remémorer certaines paroles de Dieu. (Psaumes 23, 91 et 103)
  • Boire avec votre ennemi un verre de vin mélangé d’eau, l’invitant ainsi à devenir votre ami.
  • Enfiler une calcédoine bleue sur une chaîne et la porter autour du cou ou du poignet, en sorte de neutraliser la production de bile noire et de vous protéger du stress.
  • Chercher le sens derrière l’apparente absence de sens ; essayer de répondre à cette question : quelle leçon la vie veut-elle me donner en cet instant ?
  • Comprendre l’origine de la colère et ses effets : Dieu crée le bien, le mal crée le mal.
  • Faire preuve de réalisme. L’injustice, en effet, est inhérent à notre monde. Désamorcer la méchanceté en riant d’elle.
  • Comparer son propre malheur avec l’injustice dont a été victime Jésus.

La patience est un calmant aux vertus étonnantes, le moins coûteux aussi. Elle apaise la colère et réconforte. La patience s’exprime en ces termes : « La victoire m’appartient depuis l’origine des temps, de part l’invincible Fils de Dieu. Il est venu de Dieu pour sauver l’humanité, puis Il est retourné à Dieu. Il est mort sur la croix dans d’atroces souffrances. Mais Il a ressuscité et est monté aux cieux. Me remémorant ce fait, je ne fuis pas les misères et les souffrances de cette vie. » (SC III, vision 3)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.121-122.

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09 janvier 2018

Colère/patience 3 (vice et vertu n°6)

Paroles nocives de colère

La colère s’exprime en ces termes : « J’écrase et détruis tout ce qui me barre la route… Pourquoi tolèrerais-je l’injustice ? Si tu aimes la sérénité, ne m’approche pas. Quiconque voudra me faire du mal, je le frapperai de mon épée et le mettrai en pièces avec ma massue. » (LVM I, 22)

Lorsque quelqu’un nous barre la route, une seule chose peut nous empêcher d’exploser : la patience.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.120.

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29 décembre 2017

Colère/patience 2 (Vice et vertu n°6)

Gemmothérapie : calcédoine 2

Le mal dérive de la colère, qui provoque toute une série de réactions biochimiques. La bile noire ou atrabile, un stéroïde sécrété notamment par les glandes génitales, est produite par le foie, ce qui acidifie à la fois le sang et le milieu intestinal. Et l’inflammation qui en résulte déclenche des réactions d’auto-agression, autrement dit, le corps d’un sujet exerce des ravages sur lui-même, via le système immunitaire. Aucun organe, aucun tissu, aucune région du corps n’est à l’abri de la destruction par auto-agression. Le mécanisme de l’auto-agression est assimilable à un lent suicide.

Nombre d’inflammation ou de maladies actuelles comme le cancer, la gastrite, la colite, l’hépatite, voire la polyarthrite, ont leurs racines dans la colère et l’impatience, c’est-à-dire dans un bouillonnement de bile noire. Il en est de même des attaques d’apoplexie et cardiaques. La colère est un problème colossal pour l’humanité actuelle ; il faudrait tout faire pour la maîtriser, parce qu’elle détruit non seulement l’organisme humain, mais la vie elle-même. Hildegarde représente la colère sous les traits d’un homme absolument hideux, pourvu de longues griffes et de pattes de serpent, qui fait tourner une grande roue en crachant le feu de la destruction.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.120.

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27 décembre 2017

Colère/patience 1 (vice et vertu n°6)

Impatience.                           Patience.

Fureur.                                   Douceur.

Colère.                                   Calme.

Rage.                                     Maîtrise de soi.

Agressivité.                            Bonté.

Folie.                                      Paix.

Criminalité.                            Sérénité.

Gemmothérapie : calcédoine 1

Mode d’emploi et applications thérapeutiques : pour combattre le stress, la colère ou l’impatience, poser sur l’artère de la nuque ou du poignet une calcédoine (pierre plate, bracelet, collier).

Recette, mode d’emploi et indications thérapeutiques de l’or nugget : 1, 2 g de poudre d’or (or nugget ou de rivière), 2 cuill. à café de farine complète d’épeautre, eau. Mélanger les ingrédients et remuer jusqu’à obtenir une pâte homogène. Ingérer cette pâte une demi-heure avant le petit déjeuner, de la façon suivante : une moitié le premier jour, la seconde moitié le second jour après la cuisson au four. L’or restera deux mois dans l’intestin sans se dissoudre, et ses effets bienfaisants dureront une année entière.

La cure d’or est un remède universel contre l’insuffisance immunitaire, à titre prophylactique et thérapeutique. Elle stimule l’immunité du sujet, ce qui met un terme aux réactions auto-agressives ; elle rend la santé et la préserve. La cure d’or est conseillée en cas de cancer, de polyarthrite, de fibromyalgie, voire de sida, et d’autres maladies auto-agressives encore. Elle prévient la grippe, donc met aussi à l’abri les personnes âgées des complications qu’elle peut engendrer. Comme nous l’avons déjà mentionné, la poussière d’or fin ne se dissout pas dans l’intestin, elle est non toxique. Elle fortifie le système immunitaire via la muqueuse intestinale, l’intestin étant le siège des forces immunitaires.

Selon Hildegarde, l’origine du mal est à chercher dans la colère et l’impatience. Toutes les horreurs, toutes les atrocités dans le monde sont imputables à la méchanceté humaine, qui ne peut être détruite de l’extérieur. Les tentatives faites dans ce sens n’ont jamais rien résolu. L’histoire humaine est jalonnée d’exemples de luttes contre le mal. Les guerres, quelles qu’elles soient, n’ont jamais réussi à éliminer le mal, et les armes sophistiquées actuelles ne le pourront pas davantage. Le mal est dans l’être humain, et c’est en lui qu’il doit être déraciné.  

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.119-120.

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22 décembre 2017

Ortie (Urtica dioica L.)

« L’ortie n’est jamais bonne à manger crue. Mais lorsqu’elle sort fraîchement de terre, elle est bonne à manger une fois cuite, parce qu’elle purifie l’estomac (intestin) et en chasse les glaires. Et toute espèce d’ortie parvient à ce résultat. » Hildegarde

Indications thérapeutiques : encombrement gastrique (gastrite), en cure, pour purifier le sang (printemps).

Mode d’emploi : lorsque l’on a des orties fraîches, de jeunes pousses, on peut même en préparer un plat de légumes (comme les épinards). Le texte de Hildegarde permet aussi de penser que l’on peut ajouter des orties (poudre) à d’autres aliments –mais toujours cuites, cuites en même temps que les aliments. Comme la plupart des orties sont encore jeunes et tendres à la Semaine Sainte –les plus vieilles ne sont pas mangeables à cause de leurs tiges filandreuses – une cure de printemps (cure de nettoyage du sang) avec une omelette aux orties et aux épinards tombe à point le Jeudi Saint et ne peut être que vivement recommandée.

Localisation : les orties poussent sur les berges des rivières, au bord des chemins et dans les jardins.

Récolte : en mai/juin.

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 128-129.

ortie

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20 décembre 2017

Noix muscade (Myristica fragrans)

« La noix de muscade a une grande chaleur (calor) et un heureux équilibre dans ses propriétés. Celui qui mange de la noix muscade, elle ouvre son cœur, purifie ses sens et il en retire une bonne intelligence. » Hildegarde

Indications thérapeutiques : remède universel pour les nerfs, contre la morosité, pour purifier le sang, détoxication, en cas de fatigue, indolence, difficultés de concentration, manque d’aptitudes, complexes, oppression.

Outre son action anti-inflammatoire, fluidifiante et antimicrobienne, la noix muscade a également des propriétés psychotropes et psychoactives, qui, en cas de surdosage et de mauvaise utilisation, peuvent induire une légère perte de conscience, voire une hallucination complète.

Mode d’emploi : de nombreux plats n’ont leur véritable spécificité que si l’on ajoute un soupçon de noix de muscade râpée : plats de viande ou de légumes, soufflé au fromage, potage au potiron, salade de fruits et pâtés.

Culture : dans l’archipel des Moluques.

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 128.

Muscade

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15 décembre 2017

Lâcheté/victoire de Dieu Fin (vice et vertu n°5)

Guérison spirituelle de la lâcheté et de la résignation

Hildegarde recommande ici de recourir à un jeûne assez strict pendant au moins une semaine. L’on n’absorbera que de la soupe, et ne boira que de la tisane de fenouil ou de l’eau chaude. L’on pratiquera aussi le sauna accompagné de massages à la brosse et l’on portera des sous-vêtements en fibre rugueuse.

De même, il est important de pratiquer la compassion vis-à-vis d’autrui, conformément aux instructions du maître du jeûne. Enfin, la lecture et la méditation de versets bibliques : Psaume 21et 45, 1 Corinthiens 15, 54-58 et 1 Jean 5, 1-5, contribuent elles aussi à transmuer la lâcheté en victoire de Dieu.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.118.

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