Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

22 août 2017

Lierre (Herb. Glechomae)

« Le lierre… a la force des épices car sa viridité est douce et utile. Celui qui souffre depuis longtemps et a perdu du poids, qu’il prenne un bain chaud dans lequel aura trempé du lierre, qu’il en fasse cuire dans une bouillie (Habermus) ou avec de la viande ou encore dans des crêpes, et il s’en portera bien, car le suc bénéfique (de cette plante) guérit l’homme de l’intérieur. » Hildegarde

Hildegarde voir dans le lierre une planter aux grandes vertus curatives.

Indications thérapeutiques : perte de forces des personnes âgées.

Mode d’emploi : le lierre prouve son utilité tout particulièrement chez les personnes âgées, en cas de perte de poids ou de lucidité. Il est alors intégré aux repas et utilisé également dans des bains revitalisant. L’action est probablement due au thiocyanate contenu dans la plante qui peut avoir une action revitalisante sur la peau.

Localisation : Le lierre est une plante discrète, très répandue et pluriannuelle qui pousse dans les buissons et au bord des forêts. Il a de belles fleurs d’un bleu violet.

Récolte : On utilise le jeune lierre haché menu, que l’on récolte pendant la longue période de floraison, au printemps et en été.

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 125

Lierre

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22 juillet 2017

Bonnes vacances...

Petite pause estivale... Rendez-vous en septembre pour continuer notre cheminement de foi avec Sainte Hildegarde de Bingen. Bonnes vacances...

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21 juillet 2017

Pétulance/discipline (vice et vertu n°2)

Pouvoir curatif de la musique 2

L’extraordinaire beauté de la musique d’Hildegarde est certes attribuable au fait qu’elle nous fait entendre la grande symphonie cosmique, qu’elle nous fait découvrir le bel ordonnancement céleste. La musique d’Hildegarde est proche de la perfection mathématique. Pozzi Escot, un mathématicien de Boston, a effectué une étude de la musique de la sainte sur ordinateur. Il a ainsi pu déterminer la structure géométrique qui la sous-tend et a tracé un parallèle entre l’architecture des cathédrales gothiques et les cantiques d’Hildegarde. Les compositions musicales d’Hildegarde sont parfaites, dit-il en substance ; elles ont été composées suivant les proportions du nombre d’or. Chanter ses cantiques nous fait par conséquent vivre l’ordre géométrique céleste. Leur architecture est comparable à celle de la cathédrale de Chartres.

Par conséquence, la belle musique constitue un excellent instrument thérapeutique. Hildegarde explique qu’elle agit à la fois puissamment sur l’âme et jusque sur la moindre de nos cellules. La musique, dit-elle, apaise la rage et la souffrance, répare le corps et l’âme, de telle sorte qu’ils récupèrent leur plein potentiel énergétique (omnia recuperant). Elle ouvre nos sens et notre esprit, et purifie toutes choses (omnia purificant). Elle unifie le monde intérieur et le monde extérieur, et rends toutes choses saintes, intègres et saintes (omnia sanctificat).

En résumé, toutes belle musique régénère, purifie, sanctifie et harmonise instantanément toutes choses, dans le corps et dans l’âme (omnia continent). Elle emmène l’être humain dans les sphères divines, relie harmonieusement la sphère humaine aux sphères divines.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.96-97.

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20 juillet 2017

Pétulance/discipline (vice et vertu n°2)

Pouvoir curatif de la musique 1

Certaines musiques ont de toute évidence un pouvoir de guérison, tant de l’âme que du corps. Elles dissipent le stress, ont un effet régulateur sur la respiration et le rythme cardiaque et renforcent l’immunité. Elles ont le pouvoir de dissiper les états d’esprit négatifs, d’augmenter la créativité et d’ouvrir l’esprit et le cœur à l’harmonie de la création. L’univers tout entier est musique. C’est pourquoi Hildegarde a intitulé l’œuvre musicale qui lui a été donnée en vision : « Symphonie de l’harmonie de la révélation céleste. » Chez Hildegarde la musique a en fait une signification bien plus vaste que pour l’homme contemporain. Pour elle la musique révèle la symétrie et l’équilibre parfaits du macrocosme et du microcosme, du ciel et de la terre. Elle peut radicalement changer le mode de penser et de sentir de quelqu’un en faisant descendre l’harmonie en son monde intérieur. L’âme humaine a été créée pour vivre en accord avec le monde céleste, comme sont en accord les différents instruments exécutant une symphonie.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.96.

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19 juillet 2017

Pétulance/discipline (vice et vertu n°2)

Guérison spirituelle de la pétulance

La pétulance peut se transmuer en discipline si l’on jeûne modérément, mange simplement et n’absorbe que des boissons non alcoolisées. Il est également recommandé de parler avec un ami à propos de la discipline, ainsi que de mettre en application les six règles d’or de la thérapeutique proposée par Hildegarde :

  • La nourriture est à considérer comme un remède.
  • Les remèdes doivent être naturels. Eviter les remèdes chimiques ou génétiquement modifiés.
  • Ora et Labora : les heures de méditation, ou de repos, et de travail alterneront dans un parfait équilibre
  • Equilibrer les heures d’exercice et de sommeil
  • Purifier le sang et les humeurs, et pour cela pratiquer la saignée, la pose de ventouses et le nettoyage des intestins.
  • Purifier l’âme au moyen de la psychothérapeutique hildegardienne et le jeûne. Il est notamment recommandé de lire et de méditer le psaume 33 et les versets 5,24-30 de l’Evangile de saint Jean qui mettent l’accent sur l’ouïe et l’audition ; les versets 10, 14-18 de l’épître aux Romains qui soulignent l’importance de la miséricorde ; les versets 1,7 ; 10, 17 ; 12, 1 ; 15, 32 du livre des Proverbes et les versets 12, 5-11 de l’épître aux Hébreux qui soulignent l’importance de la discipline.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.95-96.

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18 juillet 2017

Pétulance/discipline (vice et vertu n°2)

Correspondance physiologiques

La pétulance est en relation avec la pathologie du système nerveux dans la région des vertèbres cervicales, et plus particulièrement de la vertèbre C2, responsable du sens de l’ouïe. Mais les nerfs de cette région commandent également aux muscles faciaux et à la circulation du sang dans la tête et les bras.

Hildegarde voit la pétulance et le chaos sous la forme de flammes et de vers qui déclenchent inflammations et douleurs. Il s’agit probablement de fièvre d’origine rhumatismale, de douleurs musculaires, ou de névrite. Elle dit : « J’aperçus des flammes gigantesques, puis un nuage noir les assombrir considérablement. Dans ces flammes je voyais se tortiller avec frénésie d’innombrables vers, et ceux-ci faisaient grand tapage et beaucoup de bruit. Les gens qui avaient vécu dans le stress et le chaos durant leur existence souffraient au milieu de ces flammes. Ils respiraient avec grand peine, tant l’air était poisseux. Les flammes leur brûlaient les pieds et tout le corps, à cause de leur existence chaotique et extravagante. »

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.95-96.

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14 juillet 2017

Pétulance/discipline (vice et vertu n°2)

Paroles curatives de discipline

Le chaos a cependant quelque chose de bon : il peut susciter l’aspiration à une vie nouvelle, au silence et à la joie. Seules l’harmonie et la discipline sont aptes à créer une atmosphère de paix dans l’esprit. La discipline rétorque à la pétulance : « Tu es un clown stupide. Tes manières abominables sont comparables à l’ouragan. Tu sautes sur les gens comme un chien, et les rends stupides et insensés. Tu leur offres ce qu’ils désirent. Tu blesses le cœur des gens par tes plaisanteries douteuses. Tu n’es qu’un filou qui prétend vivre conformément aux règles. Tu mènes les gens par le bout du nez et les rends idiots. Mais moi je suis ceinte de la ceinture d’or de l’intégrité et j’inspire la dignité, l’excellence et l’honnêteté. Je suis invitée à la célébration des noces de mon Roi et m’y présente avec grande joie. J’accours à ses noces vêtue du magnifique manteau de justice. » (LVM I, 13)

Les distractions ne durent évidemment qu’un temps, ensuite vient le temps de l’abattement. L’important est donc de réaliser en soi la stabilité inhérente à la discipline. : Hildegarde dit à ce propos : « Ni l’horrible ennemi ayant pour nom Satan, ni l’hostilité des gens, ni cette époque-ci ne m’éloigneront par frayeur des enseignements divins, car en la vision de Dieu je me tiens sans cesse. » (SC III, vision 3, 2)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.94

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13 juillet 2017

Pétulance/discipline (vice et vertu n°2)

Paroles génératrices de désordre

La pétulance s’exprime en ces termes : « Hé les gars ! tant que nous avons la vie, profitons-en ! Pourquoi dédaignerions-nous le tumulte et les distractions ? Pouvoir rire, c’est tout ce que nous demandons ! L’âme humaine aime jusqu’aux explosions, dès lors qu’elles vibrent en de justes harmonies. Je refuse de vivre comme un clochard et aller de-ci de-là comme un moribond. Soyons gais aussi longtemps que nous avons matière à gaieté ! » (LVM I, 12)

Le rock, ainsi que la musique pop et techno, sont des sortes de drogues. Ils peuvent hypnotiser ceux qui en écoutent, ou provoquent chez eux une forte agressivité qui leur videra le cerveau de toute molécule d’adrénaline. C’est là une réalité qui a d’affreuses conséquences. J’ai eu l’occasion de traiter plusieurs jeunes qui souffraient de traumatisme auditif après avoir passé des nuits entières dans une discothèque à écouter de la musique techno. Il n’y a pas lieu de s’étonner si les névroses et la surdité gagnent du terrain actuellement.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.93-94

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11 juillet 2017

Pétulance/discipline (vice et vertu n°2)

L’oreille comme centre de guérison 1

Selon Hildegarde, les sons ont une influence toute particulière sur le foie et le métabolisme. Un bruit trop fort peut devenir insupportable à l’oreille interne, de sorte qu’elle se ferme. C’est le seul moyen dont elle dispose alors pour se restaurer, se régénérer. Chez beaucoup, l’oreille vit la musique disco, ou un fort stress auditif répété, comme une insulte épouvantable, au point d’entraîner la surdité ou des tintements d’oreille chroniques. Il est possible de guérir le foie en écoutant de la belle musique.

Des paroles brutales peuvent avoir une répercussion si profonde sur quelqu’un, qu’elles entraînent pour ainsi dire sa mort. Quand un médecin dit à un patient sans ménagement : « Vous souffrez d’un cancer, votre cas est désespéré, aucune thérapeutique ne peut encore vous aider », il assassine en quelque sorte cette personne. De telles paroles ont le pouvoir de réduire à néant l’interféron de son système immunitaire, et par conséquent d’aggraver son cancer. C’est comme de lui injecter un poison dans le corps, qui aurait pour om abattement et cynisme.

Hildegarde voit la pétulance sous les traits d’un chien errant.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.93

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06 juillet 2017

Pétulance/discipline (vice et vertu n°2)

L’oreille comme centre de guérison 1

Les sons qui pénètrent dans l’oreille humaine sont facteur soit de santé, soit de maladie. Le cerveau, et tout particulièrement le système nerveux autonome, qui a la charge de l’économie du corps, est extrêmement sensible aux sons. L’oreille peut se comparer à une porte qui sépare le monde extérieur du monde intérieur. Les sons arrivés par le conduit auditif font vibrer le tympan, qui forme la paroi externe séparant l’oreille moyenne de l’oreille interne. La chaîne des trois osselets du tympan transmet les vibrations à l’oreille interne. Celles-ci atteignent ainsi le labyrinthe et plus précisément la cochlée qui, en fait, constitue le vrai centre de l’audition. Les cellules sensorielles sur sa paroi perçoivent les vibrations, puis les transforment en phénomènes électriques, et les transmettent aux terminaisons nerveuses avec lesquelles elles sont en contact. Le circuit auditif se termine sur le cortex cérébral qui analyse les sons. Suivant leur fréquence, les ondes dans le cerveau suscitent la relaxation ou l’excitation, un phénomène qui est nettement visible sur les encéphalogrammes. Il existe quatre rythmes d’ondes cérébrales : bêta, alpha, thêta et delta. Le rythme bêta correspond à la conscience de veille normale, le rythme alpha et le rythme thêta correspondent à un état de relaxation assez profond, tandis que le rythme delta caractérise le sommeil profond. Les ondes cérébrales exercent une influence sur les cellules, soit positive, soit négative, donc sur l’organisme dans son ensemble. Les ondes propres à la relaxation font baisser la tension artérielle, ralentissent le rythme cardiaque, gomment les effets du stress dans le système immunitaire, luttent contre les infections dues à des virus ou des bactéries et tuent les cellules cancéreuses. Le système gastro-intestinal est particulièrement sensible à la belle musique. Aussi la musique baroque, qui suscite une atmosphère conviviale, a-t-elle longtemps été jouée au cours des banquets. Mais les sons ont une action encore plus puissante sur l’âme, puisqu’ils sont aptes à y activer l’énergie divine. Les sons célestes font entendre à l’âme la voix du Dieu trinitaire : Dieu crée les sons grâce au Verbe ; la puissance créatrice du Verbe atteint l’oreille physique via la puissance de Jésus-Christ, du Dieu qui s’est fait chair ; la puissance de l’Esprit Saint atteint le cerveau qui réagit par un changement d’humeur, un éveil, un appel capable de bouleverser instantanément notre vie, de nous guérir. C’est ce qui explique que les mots sont aptes à réguler les fonctions de l’organisme et de le guérir. Celui qui prie, qui prononce des mots d’amour et de compassion, participe en conséquence au processus divin de création.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.92-93

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