Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

26 avril 2018

Acerbité du coeur/générosité 4 (vice et vertu n°9)

Correspondances physiologiques

L’acerbité du cœur, l’esprit sarcastique, la rudesse et l’aigreur symbolisent les maladies dites auto-agressives dues à l’excès d’acidité dans l’organisme. Dans la pathologie du système nerveux, ces vices sont en connexion avec la vertèbre D2. Les bébés soumis à des « conditions acides » risquent de souffrir plus tard d’inflammation chronique du tractus gastro-intestinal. La vie nous montre toutefois que même les enfants non désirés peuvent avoir une vie pourvue de sens. Mère Teresa a sauvé bien des bébés que leurs mères avaient déposés dans des poubelles et qui, en grandissant, se sont révélés des adolescents merveilleux. L’acidité est également en connexion avec la rancœur et, en tant que telle, elle peut déclencher des gastrites, des ulcérations ou le cancer de l’estomac. Hildegarde voit l’amertume sous la forme de serpents s’agitant avec véhémence. Comme on sait, le serpent change de peau chaque année, si bien qu’on peut dire qu’il symbolise la desquamation, ainsi que les démangeaisons provoquées par l’eczéma et le psoriasis. Hildegarde écrit : « Je vis un immense feu noir rempli de serpents véhéments et des flammes pâles sortir de leurs bouches. Ces serpents infligeaient de vraies tortures aux gens amers. Il leur fallait souffrir et brûler à cause de leur infidélité. La flamme pâle les brûlait à cause de la soif d’intolérance qui avait été la leur au cours de leur existence terrestre. Par leur amertume ils avaient violé les commandements de Dieu. C’est pour cette raison même que les serpents leur infligeaient des tortures. » (LVM II, 72)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.143.

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24 avril 2018

Acerbité du cœur/générosité 3 (vice et vertu n°9)

La chimie de l’amertume

Le cœur a besoin de stabilité pour remplir correctement sa fonction. Chez une personne saine, le sang est alcalin, c’est-à-dire un pH supérieur à 7. Mais lorsque nous nous emportons ou mangeons des mets trop gras, le foie produit de l’acide biliaire en très grandes quantités. Ce qui a pour résultat d’accroître le taux d’acidité du milieu gastro-intestinal et de le dérégler. L’excès d’acide biliaire tue la flore intestinale qui constitue, rappelons-le, la première ligne de nos défenses immunitaires. De plus, il acidifie le sang, engendrant ainsi le mécanisme d’inflammation et d’auto-agression. Chaque organe, chaque cellule peuvent ainsi être attaqués et détruits. C’est cet acide qui est à l’origine de toutes les maladies. D’où l’importance de veiller à nos pensées et à nos émotions. Il est intéressant de noter que les acides biliaires sont les éléments clef de la chaîne des principaux stéroïdes, dont les hormones stéroïdes sécrétées par les glandes génitales, de l’hormone de réparation appelée cortisone, et du cholestérol, le matériau de base de la membrane cellulaire. L’excès d’acide biliaire augmente le taux de cholestérol dans le sang et la sécrétion d’hormones mâles et femelles, ce qui engendre l’artériosclérose, voire certaines tumeurs (sein, côlon, prostate). 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.143.

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20 avril 2018

Acerbité du cœur/générosité 2 (vice et vertu n°9)

Paroles curatives de générosité

La générosité se fonde sur les doux principes spirituels. Comme la pluie et la rosée, les baumes et les remèdes, la générosité est libérale, prête à répandre abondamment la joie, la miséricorde et le réconfort. 

La générosité rétorque à l’amertume : « Tu est un mal extrêmement dangereux, une ombre préjudiciable et destructrice. Tu vis dans l’irresponsabilité et en conflit avec Dieu et sa loi. Mais moi j’ai le cœur large et répands le réconfort et l’encouragement, qui sont tout aussi efficaces qu’un remède et un onguent. Je suis un remède prodiguant la joie et la compassion, et je suis disposée à combattre maladies et tribulations. Personne ne peut m’arrêter d’agir ainsi et je survivrai pour toujours. Ton origine est la mort et l’enfer. » (LVM II, 7)

Hildegarde voit la générosité contemplant un magnifique lion, symbole de Jésus, qui nourrit les pauvres et ceux qui ont le cœur brisé par amour pour Dieu. La générosité s’exprime en ces termes : « Je vois ce lion resplendissant et témoigne de son amour. Mais je fuis le serpent ardent et n’ai de respect que pour le serpent dans l’arbre. » (SC, Vision 6, 2), tandis qu’Isaïe dit : « Tu te donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, si tu rassasies l’âme indigente, ta lumière se lèvera sur l’obscurité et tes ténèbres seront comme le midi. L’Eternel sera toujours ton guide. Il rassasiera ton âme dans les lieux arides, et il redonnera de la vigueur à tes membres ; tu seras comme un jardin arrosé, comme une source dont les eaux ne tarissent pas. »

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.142-143.

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17 avril 2018

Acerbité du cœur/générosité 1 (vice et vertu n°9)

Acerbité du cœur, amertume/Générosité.

Rudesse/Bonté.

Aigreur/Pratique du bon vouloir.

Intolérance/Tolérance.

Fanatisme/Esprit ouvert.

Gemmothérapie : calcédoine ou saphir

Mode d’emploi et indications thérapeutiques : placer une calcédoine sur l’artère de la nuque ou du poignet (pierre plate, collier, bracelet). L’on peut également placer un saphir dans la bouche. Ces deux pierres sont efficaces en cas de stress subit ou d’accès de colère.

Paroles nocives d’amertume

La deuxième force négative du deuxième groupe de vices et des vertus est l’amertume, l’amertume suscitée par la bile noire, qui empoisonne le sang et acidifie tout l’organisme. L’amertume est le résultat de la gloutonnerie. L’excès de nourriture conduit à l’indigestion, à la détérioration et à l’amertume. L’amertume n’a plus rien d’humain, mais ressemble à un léopard. Du fond de son égoïsme, elle s’exprime ainsi : « Le courage et la victoire ne m’impressionnent pas. Je ne tolérerai pas qu’on me marche sur les pieds. Je ne prends même pas la peine de répondre à ceux qui m’ennuient ou cherchent à me faire du mal avec leur écrits et leurs croyances. Je les ignore, tout simplement ». (LVM II, 6)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.141-142.

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11 avril 2018

Sarriette II ( Satureja hortiensis)

Il existe deux mots pour désigner la sarriette en allemand : « Bohnenkraut et Pfefferkraut), d’où deux rubriques distinctes concernant cette plante dans le texte allemand.

« Celui dont le cœur est affaibli et l’estomac malade, qu’il mange souvent de cette plante sans la faire cuire, et ses forces lui reviendront. Celui qui est triste également, la sarriette le rendra joyeux, s’il en mange. Elle guérit et clarifie par ailleurs les yeux, lorsqu’on la mange. » Hildegarde

Indications thérapeutiques :la sarriette est un ingrédient efficace du miel au fenouil des Alpes et aux poires pour l’assainissement de l’intestin. En cas de tristesse, mélancolie, instabilité de vue (cataracte).

Utilisation :la sarriette est un hypotenseur, elle est également prescrite comme carminatif en cas de troubles gastro-intestinaux. 

Culture :en Europe dans les jardins de plantes médicinales et chez les cultivateurs. La sarriette de montagne appartient à la même famille. 

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 133.

Sariette II

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10 avril 2018

Sarriette I (Satureja hortensis)

« Celui qui est affligé par la goutte, au point que ses membres sont constamment en mouvement (Parkinson), qu’il réduise en poudre de la sarriette et qu’il ajoute à cette poudre un peu de cumin et un peu plus de poudre de sauge, et qu’il mélange cette poudre à une liqueur de miel, qu’il en boive souvent après le repas, et sa santé s’améliorera. » Hildegarde

Indications thérapeutiques :maladie de Parkinson, goutte, rhumatismes. 

Mode d’emploi : cuire pendant 5 à 10 minutes les tiges et feuilles fraîches avec des haricots verts ou secs, potées, soupes de légumes, poisson, agneau et viande de chèvre, sauces et salade, croquettes d’épeautre aux herbes. 

Culture : à partir d’avril sur couche, à partir de mai en pleine terre dans un endroit ensoleillé, en pot sur un balcon ou à la fenêtre. Plantée à côté des haricots, cette herbe éloigne les pucerons. Plante annuelle, il faut la semer chaque année. 

Récolte : à partir de juin, la saveur est la plus forte juste avant la floraison. 

Conservation : bocal hermétique, bouquet d’herbes, sac en papier. 

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 133.

Sariette I

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06 avril 2018

Rue vineuse (Ruta graveolens)

« La rue est efficace contre les aigreurs sèches qui apparaissent chez les gens à qui font défaut les humeurs favorables. Mais elle est meilleure et plus efficace crue (une feuille par jour après le repas) que réduite en poudre (un comprimé par jour après le repas). Et quand on en mange, elle apaise les bouillonnements excessifs du sang chez l’homme. En effet, la chaleur de la rue atténue l’excès de chaleur de la mélancolie et tempère son excès de froid. Et ainsi, le mélancolique se portera mieux s’il mange la rue après ses autres aliments. Et si on a pris un aliment qui provoque une douleur, il faut manger de la rue et on aura moins mal. » Hildegarde

A l’exception de certains remèdes contenant de la rue parmi d’autres ingrédients, la rue fait partie des simples, c’est-à-dire de ces plantes qui, employées seules, ont une action thérapeutique. Les feuilles mâchées crues sont plus saines que la plante séchée et l’on devrait avoir cette petite plante dans son jardin d’herbes aromatiques. Elle craint un peu le gel et aime le soleil et la chaleur. 

Contre les bouffées de chaleur et les ulcères du duodénum on mangera les feuilles fraîches après le repas. C’est important. En cas d’ulcère du duodénum, les douleurs gastriques apparaissent de manière caractéristique peu de temps après le repas, contrairement à ce qui se passe en cas d’ulcère gastrique, auquel cas les douleurs se manifestent lorsqu’on a l’estomac vide et souvent plusieurs heures après le repas seulement. Peut-être que les bouffées de chaleur sont liées à un excès de bile. Quoiqu’il en soit, si on la mange crue, la rue est efficace pour normaliser le flux de la bile et des sucs organiques (ce que l’on nomme dysfonctionnement du métabolisme).

Indications thérapeutiques :dépression, bouffées de chaleur, saignements entre les règles, diabète, dysfonctionnement hormonaux, troubles de la digestion, engorgement biliaire, ulcère du duodénum, règles trop fortes, douloureuses.

Par son goût amer la rue exerce une forte action tonifiante sur tout l’organisme. Consommée fraîche ou en comprimés après le repas, elle stimule non seulement la digestion, mais produit également une « embellie » de l’humeur. Parce qu’elle contient beaucoup de Vitamine P, elle a une action protectrice sur les capillaires et les vaisseaux en cas de varice. 

Chez les personnes mélancoliques, la rue a une action régénératrice. 

Mode d’emploi :finement hachées, les feuilles très aromatiques accompagnent parfaitement les épinards, les mets à base de fromage et de fromage blanc, le pain beurré, les marinades de gibier, le poisson au court bouillon et l’agneau. 

N’utiliser la rue comme aromate qu’en petites quantités, ne pas l’utiliser pendant la grossesse, car elle active la production d’oestrogènes. 

Culture :repiquer les replants dès le printemps dans un endroit très ensoleillé et dans une bonne terre végétale. 

Conservation :sécher rapidement les feuilles dans un endroit aéré ou conserver au congélateur. 

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 131-132.

rue-planche-botanique-zoom

 

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04 avril 2018

Gloutonnerie/abstinence 6 (vice et vertu n°8)

Guérison spirituelle de la gloutonnerie

La guérison spirituelle de la gloutonnerie, de la délectation ou d’autres excès, survient avec l’ingestion de nourritures spirituelles comme la prière et la méditation. Mais les jeûnes pratiqués sous surveillance d’un maître sont également efficaces, tout comme le sont l’étude et la méditation des passages suivants de la Bible : Romain 14, 5-8 ; 1 Timothée 3, 1-5 et 11 ; Tite 2, 1- ! ; 1 Pierre 2, 9-12.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.141.

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03 avril 2018

Gloutonnerie/abstinence 5 (vice et vertu n°8)

Correspondance physiologiques

La gloutonnerie, l’excès de nourriture et la complaisance sont en connexion avec la pathologie du système nerveux dans la région des vertèbres dorsales et lombaires, et plus particulièrement de la vertèbre D1. Les nerfs de cette région commandent en effet à la région gastro-intestinale, notamment aux organes de la digestion comme le foie ou la bile, mais aussi au pancréas. L’inflammation et l’auto-agression de ces derniers sont souvent imputables à la gloutonnerie et provoquent des inflammations ou maladies comme la gastrite, la colite, l’hépatite ou la pancréatite. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.140.

 

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29 mars 2018

Gloutonnerie/abstinence 4 (vice et vertu n°8)

L’alimentation responsable de l’aigreur

L’excès de nourriture rend lourd et pesant, tout particulièrement les produits et sous-produits animaux. Ceux-ci génèrent des substances qui augmentent d’une part le taux d’acide urique dans le sang, d’autre part la mélancolie, c’est-à-dire la bile noire ou atrabile. La mélancolie est associée au cholestérol dont dérivent les hormones stéroïdes, sécrétées notamment par les glandes génitales. Or il a été prouvé qu’une production excessive d’hormones sexuelles est à l’origine de certains cancers : du sein, du côlon et de la prostate. L’alimentation végétarienne protège contre le cancer, c’est un moyen naturel de réguler les sécrétions hormonales. Les protéines d’origine animale acidifient le sang, les organes internes et tous les tissus du corps, mettant ainsi en route le mécanisme d’inflammation et d’auto-agression. Mais, en sa sagesse, la terre notre mère ne protège pas seulement les végétariens des maux consécutifs aux erreurs de l’industrie alimentaire –maladie de la vache folle et des nombreuses infections virales-, mais également contre l’aigreur psychique.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.140.

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