Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

11 juillet 2018

Bonnes vacances !

Petite pause estivale ! Que Sainte Hildegarde vous accompagne durant ces semaines de repos et de ressourcement !

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L’ORGE (Hordeum)

L’orge est froid, plus froid et plus faible que les céréales précédentes. Si on en mange, en pain ou en farine, il fait du mal, tout autant aux bien portants qu’aux malades, parce qu’il n’a pas tant de propriétés que les autres espèces de céréales. Si un malade a déjà perdu presque toutes ses forces, il faut faire cuire à gros bouillons de l’orge dans de l’eau ; conserver cette eau dans une cuve où on lui donnera son bain ; recommencer jusqu’à la guérison : son corps retrouvera ses forces, et il reviendra à la santé. S’il est tellement malade qu’il ne peut manger de pain, prendre de l’orge et de l’avoine en quantités égales, ajouter un peu de fenouil, faire cuire le tout dans de l’eau ; après cuisson, recueillir le jus à travers un linge ; qu’il boive ce jus au lieu de manger du pain, et cela jusqu’à ce qu’il retrouve des forces. 

Si on a la peau du visage dure et rugueuse, et qu’elle se dessèche facilement sous l’effet du vent, faire cuire de l’orge dans de l’eau ; avec ce liquide filtré à travers un linge et réchauffé modérément, se laver doucement le visage ; la peau deviendra douce et lisse, et prendra une belle coloration. Et si quelqu’un a la tête malade, qu’il se lave souvent la tête avec ce liquide, et celle-ci retrouvera la santé. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 34.

 

Orge

 

 

 

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10 juillet 2018

L’AVOINE (Avena)

L’avoine est chaude, elle a un goût piquant et une odeur forte ; elle constitue une nourriture généreuse et saine pour les gens en bonne santé : elle leur donne une âme joyeuse, une intelligence nette et claire, un beau teint et une chair pleine de santé. Pour ceux qui sont un peu affaiblis, mais pas trop, elle est bonne à manger, tant en pain qu’en farine, et elle ne leur fait pas de mal. Mais, pour ceux qui sont bien malades et de nature froide, elle n’est pas  bonne à manger, car elle recherche toujours la chaleur. Et si l’un de ceux-là mange du pain ou de la farine d’avoine, les aliments se coagulent immédiatement dans son ventre et pourraient provoquer en lui des écoulements d’humeurs, sans lui donner de forces, parce qu’il s’agit d’aliments froids. Si quelqu’un est paralysé, et a, pour cette raison, l’esprit brisé et de vaines songeries, si bien qu’il en perd un peu la tête, il faut jeter des pierres brûlantes dans un bain chaud contenant de l’avoine et de l’eau qui a servi à la faire cuire ; répéter plusieurs fois, il reviendra à lui et retrouvera la santé.  

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 32-33.

Avoine

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05 juillet 2018

Dispute/paix Fin (vice et vertu n°12)

Guérison spirituelle de la dispute

La guérison spirituelle du conflit, de la controverse et du désaccord se produit à la faveur du climat de retraite proposé par le jeûne hildegardien. 

Il est important d’éviter les protéines d’origine animale (viande, œufs, fromages gras et autres sous-produits animaux.) Les massages à la brosse et les vêtements en fibre rugueuse sont également efficaces. 

Shalom signifie à la fois bonjour et au revoir en hébreux. Mais shalom est également là chaque vendredi soir avec l’arrivée de l’épouse, dès que les trois étoiles sont devenues visibles et que le sabbat peut commencer.

La Bible abonde en messages de paix. Il y a par exemple :

  • La formule de bénédiction en Nombres 6, 24-26.
  • Le chant de louange des anges en Luc 2, 14.
  • Les paroles de Jésus en Jean 14, 27 et 16, 32-33
  • Les paroles de saint Paul dans son épître aux Colossiens 3, 12-17 et son épitre aux Philippiens 4, 4-7.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 156.

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03 juillet 2018

Dispute/paix 4 (vice et vertu n°12)

Correspondances physiologiques

Les disputes, les combats, les conflits et les guerres symbolisent la pathologie des nerfs dans la région des vertèbres dorsales et lombaires, et plus particulièrement de la vertèbre D5. Les nerfs de cette région commandent à l’appareil gastro-intestinal. A l’inverse du glouton, qui mange jusqu’à en éclater, le querelleur en a vite assez de manger et souffre de gaz et de douleurs gastriques, ainsi que d’oppression cardiaque. En situation d’extrême conflit, les douleurs cardiaques peuvent entraîner l’infarctus, notamment à la suite d’un banquet familial. La dispute provoque de façon typique des dérèglements gastro-intestinaux. Dans ses traités de médecine, Hildegarde décrit le processus selon lequel des vers virulents provoquent le cancer, à savoir en passant du côlon dans le sang. Le système immunitaire répond à l’invasion des virus en déployant quantité d’armes, par exemple des radicaux libres d’oxygène. Or l’abondance de radicaux libres est un des facteurs provoquant le cancer, par auto-agression du matériel génétique contenu dans le noyau cellulaire. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 155.

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29 juin 2018

Dispute/paix 3 (vice et vertu n°12)

Paroles curatives de paix

Les dispensateurs de paix peuvent faire grand bien dans notre monde malade de trop de violence. Ils vivent en paix avec eux-mêmes, parmi l’encens et la myrrhe, et cherchent à éviter chaque jour les pièges du stress et des conflits.

La paix s’exprime en ces termes : « Toi le feu des blessures et de l’insulte, tu n’es que crimes sanglants et claquements de dents ! Tes griefs et tes épreuves font couler tant de sang ! Tu bous de rage et cherches à faire périr le plus possible de gens aimables et bienveillants. Nulle part tu ne trouves de maison de paix et tu n’as pas le moindre désir d’harmonie. Tu vis comme le serpent dans les buissons, d’où tu attaques les gens avec tes armes. Pareille à des vers malveillants (des virus) tu déclenches la maladie et la mort. Mais moi je suis le remède de tous ceux que tu endommages. Je guéris ce que tu blesses. Je méprise tes armes et ta propagande de guerre, parce que je suis une montagne d’encens et de myrrhe sentant bon la paix. Je demeure au-dessus des nuages et attire à moi le bien. Je te rouerai de coups aussi longtemps que tu vivras. » (LVM II, 16) Efforcez-vous de créer une atmosphère de paix comme celle décrite par Pierre dans sa première épître : « Qui veut en effet aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il garde sa langue du mal et ses lèvres des paroles rusées : qu’il s’écarte du mal et fasse le bien, qu’il cherche la paix avec persévérance. » 1 Pi 3, 10.

Hildegarde voit la paix sous les traits d’une jeune femme pourvue d’ailes, l’une pour les bons jours et l’autre pour les mauvais jours. Assise en haut d’une montagne, elle regarde au-dessous d’elle les conflits avec innocence. Et la paix dit : « Je ne supporterai aucune tribulation et me tiendrai loin des choses qui me sont contraires. Je n’ai peur de rien ni de personne. Je précipiterai à terre tous ceux qui médisent. Je connais sans cesse la joie et prends du plaisir en toutes choses bonnes. Jésus est celui qui pardonne et console toutes les peines, parce que Jésus a enduré la souffrance dans son corps. (1 Pi 2, 24). Et comme Jésus est juste, je souhaite me joindre à lui et l’accompagner toujours. Je lance loin de moi la haine, l’envie et toutes choses mauvaises. Je veux avoir un visage où se lit la joie, capable de refléter ta justice, ô mon Dieu ! » (SC III, vision 6, 5).

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 154-155.

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28 juin 2018

Dispute/paix 2 (vice et vertu n°12)

Paroles nocives de dispute

La dispute s’exprime ainsi : « Je refuse d’endurer plus longtemps le lourd fardeau de la vie, comme un âne ployant sous sa charge trop lourde. Aussi longtemps qu’il me restera un souffle de vie, je ne permettrai à personne de m’accabler de ses sots caprices. Je ne tolérerai pas qu’on me traite comme un tas de saleté. Je ferai plutôt du tort à quiconque voudra me faire du mal. J’aime susciter le conflit et ensuite me battre jusqu’à ce que mes adversaires aient le cœur blessé. » (LVM II, 15)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 154.

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26 juin 2018

Dispute/paix 1 (vice et vertu n°12)

Dispute, guerre/Paix.

Pression/Béatitude.

Stress/Calme.

Tension/Harmonie.

Conflit/Accord.

Combat/Réconciliation.

 

Gemmothérapie : topaze couleur d’or

Posez une topaze sur votre cœur le matin, et répétez souvent la prière dite de la topaze d’or. Cette pratique spirituelle fera descendre la paix en vous et la main de Dieu vous bénira, de sorte que plus aucun mal ne vous atteindra.

La paix et la bénédiction sont les compagnes et les amies de la vérité et, rappelons-le, la vérité agit déjà sur l’enfant dans le sein de sa mère. C’est pourquoi il est recommandé aux femmes enceintes d’éviter autant que possible les facteurs de risque que sont la dispute et l’affliction. Ces énergies négatives détruisent à coup sûr la santé à la fois de la mère et de l’enfant. Sous quels traits Hildegarde a-t-elle vu la dispute ? Elle la représente sous les traits d’un homme avec des cheveux noirs bouclés et un visage redoutable. Il est vêtu d’une robe multicolore pleine de trous et tient une hache dans sa main droite. Ses accès de colère lui ont valu bien des écorchures aux mains, et d’ailleurs ses vêtements sont maculés de sang. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 152-153.

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22 juin 2018

LE SEIGLE (Siligo)

Le Seigle est chaud, mais pourtant plus froid que le blé, et il a beaucoup de propriétés. Le pain qu’on en fait est bon pour les gens en bonne santé et les rend vigoureux ; pour ceux dont la chair est grasse, il est bon également, car il diminue leur graisse, tout en les rendant vigoureux. Mais, pour ceux qui ont l’estomac froid et en souffrent beaucoup, il n’est pas indiqué, parce que leur faiblesse n’est pas capable de le dominer pour le digérer : s’il provoque en eux une abondante fermentation c’est qu’ils ont grand peine à le digérer.

Si l’on a sur le corps des grosseurs, de quelque nature qu’elles soient, placer sur elles du pain de seigle réchauffé ou apporté tout chaud du fournil : la chaleur de ses forces consume les grosseurs et les réduit jusqu’à totale disparition. 

Si on souffre de démangeaisons sur la tête, réduire en poudre de la croûte de pain de seigle, et la mettre là-dessus, car elle enlève ce mal. Au bout de trois jours, frotter ce même endroit avec de l’huile d’olive, parce qu’elle est chaude et qu’elle assainit. Continuer ainsi jusqu’à la guérison. Et si de la vermine, c’est-à-dire des petits vers très minces, rongent les chairs, mettre par-dessus des miettes de pain et répéter souvent : leur chaleur fera périr les vers. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 32-33.

Seigle

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20 juin 2018

Le blé (Triticum)

Le blé est chaud, rempli de richesses, si bien qu’il ne manque de rien en lui ; et quand on en fait de la franche farine, le pain que l’on fabrique avec cette même farine est pour les bien-portants comme pour les malades, et il fournit à l’homme de la chair de qualité et du sang de qualité. Mais si, de cette farine, on extrait le gruau, qui ressemble à du grain, et que l’on en fait du pain, ce pain est moins nourrissant que s’il avait été fait de franche farine, car le gruau n’aura pas toutes ses propriétés et provoque en l’homme plus d’écoulements d’humeurs que la simple farine de blé. 

Celui qui fait cuire le blé en laissant les grains entiers, sans l’écraser à la meule, et le mange comme n’importe quel aliment, n’en retire ni chair ni sang de qualité, mais beaucoup d’écoulements d’humeur, si bien que la préparation peut à peine se digérer. De la sorte, elle n’a aucune valeur pour un malade, même si un homme bien portant parvient à résister à cette indigestion. 

Cependant, si quelqu’un a le cerveau vide et que, pour cette raison il est tourmenté dans sa folie au point d’en être pris de délire, il faut prendre des grains entiers de blé, les faire cuire dans l’eau, les placer, chauds, tout autour de sa tête et mettre un linge par dessus : ainsi son cerveau se remplira du suc et en recevra les forces et la santé. Répéter l’opération jusqu’à ce que le malade retrouve sa tête. 

Si on souffre du dos et des lombes, faire cuire des grains de blé dans l’eau, et les placer tout chauds sur la région douloureuse : la chaleur du blé repoussera les attaques de cette peste. 

Si un chien, avec ses dents, vient à mordre quelqu’un, prendre une pâte préparée avec de la farine de ce blé et du blanc d’œuf ; en mettre sur la morsure pendant trois jours et autant de nuits, pour faire sortir le poison de la morsure : en effet, la morsure du chien, à cause de sa respiration haletante, est plus vénéneuse que celle d’un autre animal. Enlever ensuite la pâte, piler du millefeuille avec du blanc d’œuf, en mettre sur cette même blessure pendant deux ou trois jours, puis l’enlever. Pour finir, soigner la plaie avec des onguents, comme on le fait habituellement pour une autre blessure. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 31.

blé

 

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