Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

19 mars 2019

LA REGLISSE (Liquiricium)

La réglisse est de chaleur modérée ; elle éclaicit la voix, de quelque manière qu’on la prenne ; elle donne un esprit suave, clarifie les yeux, facilité la digestion en adoucissant l’estomac. Elle est surtout utile au frénétique, car s’il en mange souvent, elle éteint la fureur qui est dans son cerveau.

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 49.

Reglisse

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16 mars 2019

Soif de gloire/crainte de Dieu Fin (vice et vertu n°18)

L’émerveillement et la crainte respectueuse 

Le Dieu invisible est visible dans sa création, par exemple sur une plage déserte ou en haute montagne. La majesté de tels lieux élève notre esprit et donc a aussi le pouvoir de guérir (comme les lieux chargés spirituellement). Se promener en de tels lieux nous remplit d’un sentiment d’émerveillement et de crainte respectueuse, comme d’y méditer à l’aube ou au crépuscule, c’est-à-dire au lever et au coucher du soleil. Par conséquent, ce sont des endroits qui se prêtent admirablement aux retraites. Mais la crainte respectueuse pour Dieu et la nature de Dieu peut également naître en présence de phénomènes naturels : orage, changement de saison, chute de neige, arc-en-ciel, etc. 

De même, la naissance d’un enfant, une cérémonie de mariage, voire des funérailles, peuvent profondément nous émouvoir et susciter en nous un sentiment inoubliable de révérence. La plupart des gens ressentent cependant mieux la présence de Dieu dans la solitude et le silence.  

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 193-194.

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Soif de gloire/crainte de Dieu 6 (vice et vertu n°18)

Guérison spirituelle de la soif de gloire

La soif de gloire se guérit avec le jeûne, les saunas, les massages à la brosse (le matin avant la douche) et l’exercice physique intensif. Mais la prière et la méditation sont également recommandées : Psaume 92, 96, 98 et 100. Ces diverses pratiques nous font retrouver la crainte et le respect de Dieu, tout comme la révérence, l’amour et l’admiration pour la nature, œuvre de ses mains. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 192-193.

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12 mars 2019

Soif de gloire/crainte de Dieu 5 (vice et vertu n°18)

Correspondances physiologiques 

La soif de gloire et de célébrité, le culte de la vedette, le culte des idoles et la vantardise sont en relation avec la pathologie du système nerveux dans la région des vertèbres D 11. Cette région commande aux viscères comme le foie, le rein et l’intestin, ainsi qu’au pancréas. Mais elle est également responsable de la robustesse des organes génitaux chez l’homme et la femme. 

Hildegarde voit la soif de gloire sous la forme d’un vaste marécage grouillant de vers. Les gaz et odeurs nauséabondes qu’il dégage sont responsables du mécanisme d’auto-agression et d’inflammation dans l’abdomen, ce qui déclenche toutes sortes de dysfonctionnements : gastrites, colite, hépatite, néphrite, pancréatites, maladies du système génito-urinaire.  (LVM III, 68)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 192-193.

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08 mars 2019

Soif de gloire/crainte de Dieu 4 (vice et vertu n°18)

Paroles curatives de révérence 2

Nous avons tous des responsabilités envers un certain nombre de personnes (êtres aimés, parents, chefs, etc.) et, pour les assumer, nous avons besoin des conseils de la puissance suprême. Moïse se sentait pleinement responsable de son peuple, pour avoir reçu de Dieu la mission de le conduire dans le désert, jusqu’à la Terre promise. Il ne disposait ni de phare ni de compas, Dieu seul les guidait sur leur chemin : le jour dans une colonne de nuée, la nuit dans une colonne de feu. La révérence pour Dieu est le meilleur guide en toute circonstances, car Dieu est toujours à vos côtés et Il ne permettra par que vous vous égariez.

La révérence s’exprime ainsi : « Je dis, malheur à ceux qui pèchent contre Dieu, qui ne respectent pas Dieu mais voient en Lui un imposteur ! Qui peut prétendre pouvoir se soustraire à la crainte de l’indicible Dieu ? Dieu permet que le coupable périsse, celui qui ne rejette par loin de lui les choses mauvaises. Je me tiens en grand respect et crainte devant Dieu ! Qui me délivrera (Romains 7, 24) du jugement redoutable de Dieu ? Personne, sinon l’unique Dieu de justice. Aussi est-ce le Dieu unique que je chercherai toujours, auprès de Lui que je trouverai refuge. » (SC III, vision 8, 3)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 192-193.

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06 mars 2019

Soif de gloire/crainte de Dieu 3 (vice et vertu n°18)

Paroles curatives de révérence 1

La révérence rétorque à la glorification de soi : « Tu n’as de respect pour rien et cherches à occuper la place centrale en toutes choses. Tu n’es que vanité, parce que Dieu est absent de tes pensées ; tu veux être ton propre Dieu. Mais personne ne peut réaliser quoi que ce soit sans la grâce de Dieu. Tous tes dons et talents viennent de Lui. Dieu abat tous ceux qui font tourner la roue de la connaissance divine dans le sens de l’autoglorification. Mais si tu demandes de l’aide, Dieu vient à tes côtés. Si tu œuvres sans Lui et ne te préoccupes que de tes propres intérêts, Dieu t’abattra. Si tu rejettes le salut et les remèdes de Dieu (entendez les remèdes physiques et spirituels proposés par l’art de guérir d’Hildegarde), tu es fort loin de la vie réelle.

« Mais moi, la révérence pour Dieu, je me tiens bien droite et me considère responsable de mes pensées et actes. Je ne retire aucune gloire de mes actes, comme s’ils étaient extraordinaires, et j’œuvre selon l’attente de Dieu. Je soupire d’amour et respecte l’ordre et le jugement de Dieu. Ma récompense est l’éternité. Mais pour cela, je dois rester libre et me tenir loin de l’odeur du péché, loin des séductions du monde et des tentations de la chair. 

Moi je respecte la création de Dieu et ai des rapports paisibles avec tous. Dieu m’ayant procuré la vie par son souffle, je continuerai d’accomplir mon devoir, en dépit de tous les obstacles qui jalonnent ma voie. Dieu a pourvu la race humaine de fondations sûres pour la construction d’une demeure sous sa protection. N’oublie pas cela, et fais-en part aux autres. 

« Ta soif de célébrité n’est qu’une face, ton destin et sort aucunement digne d’honneur ! » (LVM III, 11). 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 191-192.

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28 février 2019

Soif de gloire/crainte de Dieu 2 (vice et vertu n°18)

Paroles nocives d’adulation et de glorification de soi

La glorification de soi s’exprime en ces termes : « En toutes choses je cherche mon profit personnel, mon propre intérêt. Je suis tellement sûre de moi que, tel un oiseau, je vole au-dessus des campagnes et des villages en faisant ma propre réclame. Ma propagande est capable de changer l’image d’un monstre déchaîné en jeune fille pleine de charme. »

Les politiciens et les généraux nous font croire que mener une guerre avec des armes hypersophistiquées est très facile, aussi facile que de s’amuser avec un jeu électronique. Le marchand retors cherche à faire passer ses choux pour des ananas. 

La glorification de soi dit encore : «J’organise si efficacement mes affaires, qu’en m’apercevant tout le monde est content et qu’en m’entendant tout le monde m’honore et chante mes louanges. Chacun s’émerveille de me voir donner le meilleur de moi-même. » LVM III, 10.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 191.

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27 février 2019

Soif de gloire/crainte de Dieu 1 (vice et vertu n°18)

Soif de gloire/Crainte de Dieu.

Soif de célébrité/Vénération.

Célébrité, culte de la vedette/Révérence.

Culte des idoles/Culte de Dieu.

Vantardise/Adoration. 

Gemmothérapie : émeraude

Propriétés et mode d’emploi :l’émeraude, qui est riche en viridité ou énergie vitale, nous remémore que l’énergie divine est présente en chaque instant de notre vie. La porter en pendentif, ou montée sur une bague. 

La crainte de Dieu élève l’esprit, elle lui fait quitter la prison mentale des habitudes et des désirs. Si nous nous montrons irrespectueux envers le fondement divin de notre âme, nous perdons nos racines et leur substituons toutes sortes d’idoles : drogues, alcool, travail, etc.

La soif de gloire est sœur de l’envie. Envier la prospérité de son voisin, c’est avoir soi-même soif de célébrité. Hildegarde décrit cet état d’esprit sous les traits d’une figure masculine vêtue d’une queue-de-pie agitant des fleurs au-dessus de sa tête. Son chapeau tissé avec de l’herbe symbolise sa soif de célébrité et de reconnaissance par autrui. Son habit noir symbolise le caractère évanescent de toute gloire. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 190-191.

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23 février 2019

LE PYRETHRE (Bertram)

Le pyrèthre est d’une chaleur modérée, et relativement sec ; il offre un juste équilibre et conserve une verte vigueur. Il est bon à manger pour celui qui est en bonne santé, car il fait disparaître en lui ce qui est souillé, et augmente la quantité de sang pur ; il lui donne également une saine intelligence. Quant à l’homme malade, qui perd déjà ses forces, il lui redonne de la vigueur ; il ne laisse rien subsister dans l’homme qui ne soit digéré, et il procure même une bonne digestion. Mangé en abondance par celui dont la tête produit beaucoup de pituite, il fait diminuer cette pituite. Si on en mange souvent, il écarte la pleurésie, il fait naître de saines humeurs et clarifie la vue. De quelque façon qu’on en prenne, pur ou dans un aliment, il est utile et bon aussi bien pour le malade que pour le bien portant. Si on en mange souvent, on éloigne la maladie et on la repousse. Quand on en mange, il fait naître de l’humidité et de la salive dans la bouche, et c’est pour cette raison qu’il chasse les humeurs mauvaises et redonne la santé. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 48.

Pyrèthre

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21 février 2019

LE CUMIN (Kumel)

Le cumin est d’une nature modérément chaude et sèche ; chez l’homme qui a des vapeurs, il est bon, utile et sain à manger, de quelque façon que ce soit. Mais il fait du mal à celui qui souffre du cœur, s’il en mange, car il ne réchauffe pas complètement le cœur, qui doit être toujours chaud. Chez l’homme en bonne santé il est bon à manger, car il procure de bonnes dispositions et apporte un léger rafraîchissement à celui qui est trop chaud ; mais il fait du mal à tous ceux qui sont en mauvaise santé et qui en mangent, car il provoque en eux des maladies, sauf chez ceux qui souffrent du poumon. 

Si on veut manger du fromage cuit ou rôti sans éprouver de douleur, y ajouter du cumin, et le manger ainsi. Si on éprouve des nausées, prendre une part de cumin, un tiers de poivre, et de l’anis vert, à peu près un quart de cumin ; réduire en poudre ; prendre de la fleur de farine et y mêler la poudre obtenue ; avec du jeune d’œuf et un peu d’eau, faire des petites galettes, les cuire dans un four chaud, ou sous la cendre chaude, et les manger. On peut aussi manger de cette poudre étendue sur son pain, et cela adoucit les humeurs chaudes et froides des entrailles qui provoquent la nausée chez l’homme. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 47-48.

cumin

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