Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

25 avril 2017

Gentiane (jaune) (Gentiana lutea L.)

« Celui qui souffre du cœur, comme si celui-ci avait peine à se soutenir, qu’il réduise de la gentiane en poudre, qu’il l’avale dans une boisson, et son cœur reprendra vigueur. Et celui qui a de la fièvre dans l’estomac (febris in stomacho), qu’il boive souvent de cette poudre dans du vin chaud, réchauffé par une tige d’acier incandescent, et son estomac sera guéri de son inflammation. » Hildegarde

Indications thérapeutiques : douleurs cardiaques persistantes, douleurs intenses, faiblesse cardiaque.

Mode d’emploi : saupoudrer 1 à 3 pincées de poudre de gentiane dans le potage de semoule d’épeautre. Commencer par manger la portion de potage contenant la gentiane et absorber ensuite le reste de ce potage afin de faire disparaître le goût amer de la gentiane. Prise une ou deux fois par semaine, la gentiane fortifie le muscle cardiaque et fait disparaître les symptômes douloureux.

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 122

 

Gentiane

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22 avril 2017

Pain d’épeautre blanc

1 kg de farine d’épeautre T 65 (Type 630)

20 g de levure fraîche

20 g de sel gemme

env. 600 ml d’eau

Tous les ingrédients à température ambiante

Tamiser la farine dans une terrine et y creuser une fontaine. Y verser lentement la levure délayée dans un peu d’eau tiède. Mélanger à un peu de farine, jusqu’à obtention d’une pâte de consistance assez liquide. Ce levain ne doit jamais être mélangé à du sel ou de la graisse. Laisser reposer le levain dans un endroit tiède pendant 20 minutes environ. Puis ajouter peu à peu l’eau et le sel et pétrir pour obtenir une pâte souple, qui se détache bien des mains. Laisser à nouveau lever la pâte couverte dans un endroit chaud (pas dans le four !) pendant 30 minutes au moins, jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume. Travailler à nouveau la pâte et laisser lever encore 20 minutes.

Partager éventuellement la pâte et lui donner la forme souhaitée (dans un moule à cake graissé ou dans une corbeille pour les miches) et la mettre sur la plaque de cuisson. Couvrir et laisser lever encore une fois quinze minutes environ. Préchauffer le four à 250 °C.

Enfourner les pains dans le four préchauffé (sortir les miches avec précaution des corbeilles et les déposer sur la plaque, entailler les pains dans les moules à cake). Placer au besoin un récipient à feu plein d’eau dans le four. Baisser la température à 200°C au bout de dix minutes de cuisson et terminer la cuisson. Pour deux pains de ce poids d’ingrédients la durée de cuisson est d’environ 45 minutes.

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 254-255 

PAINEPEAU

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20 avril 2017

Ordo virtutum, la danse de la vie avec les vertus et les vices 2

L’opéra spirituel composé par Hildegarde comporte trois actes :

  • Le premier acte présente les arguments, évidemment contradictoires, avancés par les vices et les vertus. Ainsi on voit l’amour des choses de ce monde, l’esprit matérialiste, se confronter à l’amour céleste, au monde intérieur invisible, celui de Dieu. Les paroles des uns et des autres sont puissantes, elles agissent puissamment sur le cerveau, extrêmement sensible aux vibrations des mots. Une parole peut tuer ou guérir ; elle peut agir comme de l’arsenic ou comme un remède bienfaisant. Les vertus avancent bien sûr des arguments positifs. Elles appellent l’âme à s’éveiller et à activer en elle l’énergie de guérison. Pour susciter l’énergie supérieure de guérison, elles recourent parfois à des affirmations, ressemblant à d’ardentes prières. Les pensées positives ont le pouvoir de désactiver l’énergie négative dans l’âme et d’y activer les forces curatives. Celles-ci sont évidemment centrales pour la santé et le bien-être de l’être humain. Dans le premier acte d’Ordo virtutum, Hildegarde représente l’âme, l’anima, tiraillée entre les vices et les vertus, qui perd son blanc manteau et s’avance vers les ténèbres.
  • Le deuxième acte « d’Ordo virtutum » met en scène les dysfonctionnements physiologiques consécutifs aux influences négatives exercées par les vices. L’énergie des émotions négatives affaiblit et obscurcit l’âme, engendre des lésions physiques. Hildegarde distingue les dysfonctionnements physiologiques sous une forme symbolique : le feu signifie le mécanisme de l’inflammation, les insectes ou les vers celui de l’infection, les fossés remplis de gaz ou de soufre la mauvaise digestion et les déséquilibres de la flore intestinale. Anima, ici l’âme perdue, s’éloigne toujours plus des vertus et s’aventure dans les ténèbres allant s’épaississant.
  • Le troisième –et dernier- acte d’Ordo virtutum et en scène l’affranchissement de l’âme de ses penchants et comportements négatifs, et donc sa guérison. Le jeûne, nous l’avons dit, a le pouvoir d’annuler les effets de vingt-huit vices, tandis que les sept autres ne peuvent l’être que par la prière ou la solitude au cours des retraites, et par l’exercice physique.

La psychothérapeutique proposée par Hildegarde a par conséquent pour objectif d’apporter la guérison et le bien-être à l’âme et au corps humains via un rapprochement de Dieu effectué par l’âme à travers la connaissance de l’action en elle de trente-cinq vertus.

Anima l’âme, finit par se remémorer sa demeure originelle et fait retour à Dieu ; elle retrouve son blanc manteau ; s’unissant aux vertus, elle connaît le salut.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.79-80

 

Ordovir 2

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18 avril 2017

Ordo virtutum, la danse de la vie avec les vertus et les vices 1

La santé de notre âme et de notre corps a un coût, qui est d’apprendre à nous connaître, à nous comprendre, dans notre réalité pleine et entière. A l’inverse des autres psychothérapeutes, Hildegarde doit sa connaissance de l’être humain non pas à ses sens physiques, mais à des visions dans lesquelles n’opérait que la sagesse divine. Elle présente les forces divines inhérentes à l’âme humaine et décrit les états psychiques capables d’accroître l’énergie de l’âme, ainsi que les influences négatives qui l’affaiblissent. La santé et le bien-être du corps humain dépendent entièrement de l’état énergétique de l’âme, de sorte que la guérison des maladies requiert avant tout de s’occuper de celle-ci. Tout dysfonctionnement du corps renvoie à un dysfonctionnement le l’âme ; il s’agit par conséquent de prêter attention à l’âme et d’activer en elle la puissance de l’énergie divine au moyen des trente-cinq vertus ou forces spirituelles.

Hildegarde a présenté cette action réciproque de l’âme et du corps dans un jeu musical intitulé « Ordo virtutum ». Ce dernier met en scène l’âme dans son cheminement à travers la vie, son apprentissage des voies de Dieu à l’école terrestre. Le terme d’école vient de l’hébreu « she-ol » qui signifie enfer. D’où l’on peut dire que le maître de l’enfer contraint l’âme humaine à vivre trente-cinq situations négatives, destructrices, qui ne manqueront pas de l’affaiblir peu à peu, de provoquer en elle une éclipse spirituelle. Pareille situation peut déclencher en l’âme des crises aiguës, dont l’objectif est son éveil à la puissance divine. La personne peut avoir à vivre toutes sortes d’expériences pénibles : maladies, décès d’un proche, chômage, ruine, etc. Néanmoins, conformément à la loi de l’attraction du semblable par le semblable, en éveillant les forces positives en elle, à savoir les trente-cinq vertus, elle va contribuer à sa guérison. L’amour attire l’amour, la discipline attire l’énergie curative, l’espoir suscite la paix d’esprit. Lorsque l’âme se trouve en situation de détresse, elle doit choisir entre la voie du monde visible et celle du monde invisible. La décision capitale consistant à choisir entre la voie de la haine et la voie de l’amour. La voie de la haine peut également conduire à la santé, mais moyennant d’atroces souffrances. Sans compter qu’elle est dangereuse, parce que jalonnée de divers poisons. Seules des personnes au caractère bien trempé sont capables de survivre sous d’aussi dures conditions.

Pour comprendre les connexions entre l’âme et le corps, nous avons le choix entre vivre l’énergie dispensée par les trente-cinq vertus et vivre la déperdition d’énergie suscitée par les vices. Les trente-cinq vertus élèvent l’âme, dispensent de l’énergie et conduisent à la détente, à la paix et à la guérison, tandis que les vices détruisent la vie, ravissent au corps son énergie, engendrent la fatigue et sapent l’immunité, ce qui a pour résultat toutes sortes de dysfonctionnements ou de maladies.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.77-78

Ordo virtutem

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15 avril 2017

Un carême pour cultiver son jardin intérieur (Fin)

LE PARADIS RETROUVE

Hildegarde précise comment Dieu nous a permis de retrouver d’une certaine manière le Paradis perdu, même si en étant sur terre nous n’avons pas encore la pleine vision de ce qui nous attend.  La prophétesse rappelle que Satan, à cause de son orgueil, a non seulement été chassé du Paradis, nous a aussi apporté la mort et emporté avec lui l’humanité à sa perte. Le Seigneur n’a pas voulu d’une certaine manière agir comme lui. Il n’a pas utilisé sa puissance pour rétablir les torts que Lucifer lui a causés. Au contraire c’est dans l’humilité qu’il a finalement triomphé de lui. Tout cela s’est réalisé par le Christ qui également aurait pu utiliser sa force pour triompher de ses ennemis. Non, c’est plutôt dans la faiblesse qu’il a triomphé des puissances des ténèbres. En effet, lors de la passion, il a montré que l’humilité, la patience et un Amour incommensurable, sont plus puissants que la force. Tout le contraire du diable.

  • Est-ce que moi aussi j’utilise la force pour imposer mes idées ?
  • Est-ce que je fais passer mes propres intérêts avant ceux des autres ?
  • Est-ce que dans mon quotidien j’essaye de rompre la chaine de la violence pour que l’amour triomphe ?
  • Est-ce qu’il ne m’arrive pas parfois d’être un peu dur avec mon entourage ?

C’est donc bien grâce à l’incarnation du Fils de Dieu, que nous envie la troupe des démons, car eux n’auront pas part au salut, que nous pouvons retrouver le jardin originel. Car, précise Hildegarde : « Si l’homme a été élevé au-dessus des cieux, c’est parce que Dieu est apparu en l’homme et l’homme en Dieu, par le Fils de Dieu. » Nous avons retrouvé en nous la part de divinité perdue. Le démon n’est pas content car il voit des âmes lui être arrachées pour être rétablies par le Christ dans leur pureté originelle. Oui, le Seigneur pour qui nous sommes aussi précieux qu’une pierre de grande valeur ne voulait pas nous laisser dans « un tas d’immondice ». Non seulement, il nous en a sortis, mais encore il nous lave pour que nous soyons purs.  Une fois sauvés, lavés, purifiés, ce qui se passe par notre baptême, nous retrouvons une dignité encore plus grande que celle que nous avions avant. Un peu comme le Fils prodigue : pardonné par son Père et restauré dans sa dignité de Fils. Hildegarde termine cette vision par une note très optimiste. C’est une grande joie pour nous de nous savoir autant aimés par le Seigneur et considéré comme une pierre précieuse !

  • Sommes-nous toujours conscients de cela ?
  • Sommes-nous assez fiers d’être chrétiens ?
  • Manifestons-nous assez notre joie d’être rachetés par le Seigneur ?

Hildegarde-de-Bingen-moderne-mystique_image_article

 

 

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13 avril 2017

Garam Marsala (selon Hildegarde)

1 cuiller à café de noix de muscade moulue

5 cuillers à soupe de coriandre

2 cuillers à soupe de cumin blanc

8 capsules de cardamone

5 clous de girofle

1 cuiller à soupe de poivre noir

2 cuillers à café d’anis

1 cuiller à café de graines de fenouil

1 cuiller à soupe de cannelle en poudre

2 feuilles de laurier

La meilleure façon de réduire ces épices en poudre sera de les moudre dans un vieux moulin à café électrique. Bien les mélanger et les conserver dans un bocal à fermeture hermétique.

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 121

Garam

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11 avril 2017

Fenouil des Alpes (Meum athamanticum)

« Celui qui a de fortes fièvres qui le brûlent (scarlatine, rougeole, rubéole, dysenterie, typhus), qu’il réduise du fenouil en poudre et mange cette poudre avec du pain, l’estomac vide avant le repas, et aussi après le repas, et il se sentira mieux. Celui qui souffre de la goutte consommera souvent de cette poudre (trois fois par jour de 1 à 3 pointes de couteau) et sa goutte s’apaisera. Celui qui est atteint de jaunisse, qu’il coupe en petits morceaux des racines de fenouil encore fraîches dans du vinaigre et en assaisonne une soupe de semoule d’épeautre et en mange souvent (1 à 3 fois par jour) et il guérira. » Hildegarde

Indications thérapeutiques : Hildegarde conseille le fenouil pour se protéger d’infections sévères avec de fortes fièvres, en cas de goutte et de jaunisse.

Utilisation : le fenouil est le composant principal du « miel au fenouil des Alpes et aux poires ».

Récolte : en Allemagne, on ne trouve plus aujourd’hui le fenouil que dans quelques rares endroits de moyenne montagne.

François-Xavier de Guibert, L’art de Guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, recettes, traitements et régimes, Paris, 2007, Groupe Artège, p. 120

Fenouil

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07 avril 2017

Un carême pour cultiver son jardin intérieur 7

« Si tu veux rencontrer Dieu, ne crains pas la souffrance, sois sûr : Dieu est avec toi. »

LE JARDIN ORIGINEL – LE PARADIS PERDU

Dieu avait tout donné à l’homme : un bel environnement, un beau lieu pour vivre, un beau jardin, la paix, pas de travail pénible… mais l’humanité s’est détournée de ces bienfaits librement par orgueil. Hildegarde fait allusion ici au péché originel. Heureusement le Seigneur n’a pas voulu nous laisser dans cette situation, il a donc envoyé son Fils pour nous sauver.

  • Dieu nous laisse encore cette liberté. Il ne nous traite pas comme des marionnettes. Comment est-ce que je me sers de cette liberté ?
  • Est-ce qu’elle peut devenir égoïste ? Je ne pense qu’à m’on propre confort.

 Dieu nous a laissé un bel environnement, encore aujourd’hui.

  •  Comment est ce que je me préoccupe de cet environnement ? La nature, mais aussi les personnes que je peux rencontrer. Est-ce que je la détruits, j’en prend soin… ?
  • Que représente pour moi la résurrection ? Comment est-ce que je me sens sauvé par Jésus ? Est-ce que je lui fais confiance pour qu’il me sorte de mon mal ? Ou est-ce que je désespère de lui et de moi-même ?

 « Souviens-toi, Seigneur, de la Passion de ton Fils, ne tarde pas à nous réconcilier avec toi : il est vrai que nous n’avons pas mérité ton pardon, mais nous comptons sur ta miséricorde et sur la grâce du sacrifice de Jésus »

Prière sur les offrandes

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04 avril 2017

Le système nerveux autonome, pont entre le corps et l’âme 1

Le système nerveux autonome communique avec le corps via les vertèbres ; il transmet des impulsions au cœur et aux glandes, et commande aux appareils circulatoire, respiratoire, digestif et gérnito-urinaire.

Par ailleurs, il est responsable de la tension artérielle, de la circulation du sang, du rythme cardiaque, de la température du corps et des fonctions gastro-intestinales, entre autres de la régulation de la flore intestinale, de la sécrétion d’acides, d’enzymes et de mucus par les organes digestifs, ainsi que de l’approvisionnement du corps en hormones. Le système immunitaire est lui aussi sous le contrôle du système nerveux autonome, qui a à sa disposition une armée complexe constituée d’organes, de cellules et de molécules capables d’activer plus de cent million de cellules pour combattre les bactéries, les virus et autres ennemis extérieurs. La santé et la maladie dépendent beaucoup de l’état immunitaire.

Le système nerveux autonome opère avec deux mains, pourrait-on dire, l’action de l’une étant à l’opposé de l’action de l’autre : le système sympathique stimule le cœur, dilate les bronches, contracte les artères et inhibe la digestion dans les situations d’urgence. Le système parasympathique fait très exactement  l’inverse, et cela durant les heures de repos ou de sommeil.

Jusqu’à récemment la science médicale était persuadée que le système nerveux autonome opérait à la manière d’un automate, sans être le moins du monde influencé par la volonté humaine. Mais les recherches qui ont été menées depuis corroborent ce qu’Hildegarde a révélé il y a plus de huit siècles, à savoir que nos humeurs ont des répercussions sur ce qu’on a coutume d’appeler le système nerveux « autonome ».

Des états ou émotions négatifs comme le stress, la colère ou la rage, et des sentiments positifs comme l’amour, la compassion, l’espoir ou la joie exercent une influence non négligeable sur le système nerveux autonome, les premiers engendrant la maladie, les seconds la santé.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.76

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01 avril 2017

Un carême pour cultiver son jardin intérieur 6

« Si tu veux rencontrer Dieu, entends la voix qui t’appelle à sortir de ton tombeau. »

LA BONTE DE DIEU – LE SOLEIL QUI FAIT GRANDIR LE JARDIN

Le Seigneur met en place un jardin, en prend grand soin, mais ne sait pas encore si ses efforts vont payer. Est-ce que toutes ces heures de travail ne sont pas effectuées en pure perte ? En plus le Seigneur protège tout cela, alors qu’il ne sait même pas si c’est rentable. Dieu n’est pas calculateur comme nous. Il fait tout avec gratuité. Il est patient, surtout si nous, nous sommes pécheur, car il sait qu’il pourra toujours tirer quelque chose de bon malgré tout.

  • Est-ce que nous faisons tout pour avoir du résultat ? C’est un peu le danger en pastorale, où nous voulons absolument avoir du chiffre.
  • Faisons-nous toutes nos actions avec gratuité ou attendons-nous toujours des remerciements, des félicitations ? Est-ce que ce que nous réalisons est fait pour nous mettre en avant ?
  • Est-ce que nous avons assez de patience envers ceux qui nous entourent spécialement si nous ne voyons pas des progrès ?
  • Est-ce que nous savons, comme Dieu, voir ce qui est bon, positif en l’autre et non pas toujours ce qui est mauvais ou ses limites ?

Selon Hildegarde, Dieu est un soleil qui donne une belle lumière, pour voir ce qui est beau dans les ténèbres, dans le péché,  qui révèle ce qui est bien en nous. Le soleil est indispensable pour faire grandir les plantes. Un jardin a besoin de lumière sinon il meurt. Pensons au tournesol ! Une plante qui cherche la lumière.
  • Est-ce que je cherche la lumière de Dieu ? Là encore c’est l’approfondissement de la foi.
  • Est-ce que je suis moi-même lumière pour les autres, autrement dit est-ce que je peux avoir un comportement exemplaire ?
  • Est-ce que je sais voir mes qualités, ou est-ce que je me dévalorise tout le temps ?
  • Est-ce que je sais me révolter contre l’injustice ?
  • Est-ce que je sais aussi dénoncer les situations de péchés autour de moi ?
  • Est-ce que je sais « corriger » fraternellement celui ou celle qui risque de tomber dans le péché ou qui n’a pas une attitude très évangélique ?

Hildegarde-de-Bingen-moderne-mystique_image_article

 

 

 

 

 

 

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