Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

15 novembre 2018

LE MILLET A GRAPPES ou SETAIRE D’ITALIE (Venich)

Le millet à grappes est froid, et à une chaleur modérée ; il a peu de valeur, car il réchauffe peu. Il donne peu de forces à celui qui le mange, mais il ne lui fait pas de mal comme l’autre millet, et il ne provoque pas chez l’homme, avec autant de force que le millet, des humeurs malignes et des maladies.

Si on a de fortes poussées de fièvre, faire cuire du millet à grappes dans du vin, et boire souvent de ce vin chaud : on sera ainsi soulagé. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 38.

Millet à grappe

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13 novembre 2018

LE MILLET DES OISEAUX (Hirs)

Le millet des oiseaux est froid : il n’est guère chaud, car il n’enrichit, chez l’homme, ni le sang ni la chair, et il ne lui apporte pas de forces. Il remplit simplement le ventre et diminue la faim, car il n’est pas capable de réchauffer. Mais il ramollit le cerveau de l’homme. Il rend l’estomac tiède et paresseux, provoque la tempête dans les humeurs internes de l’homme ; il est pour ainsi dire semblable à l’ivraie, et il n’est pas bon à manger pour l’homme. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 38.

Millet des oiseaux

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08 novembre 2018

LE LUPIN (Vichbona)

Le lupin est froid. Si on souffre des entrailles au point d’être pour ainsi dire tout gonflé de l’intérieur, réduire le lupin en poudre, ajouter un peu de pain écrasé avec un peu de graine de fenouil ou du suc de livèche. Faire cuire avec de l’eau en guise d’aliment, et manger assez chaud. Répéter souvent, et on guérira les entrailles du malade.  

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 37.

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06 novembre 2018

Les quinze premières forces spirituelles

Chacun de nous, chaque bébé qui naît, est enfant de Dieu et a indiscutablement part au programme de salut offert par la nature créée par Dieu. Tout bébé a reçu un trésor en héritage, à savoir quinze forces curatives (sept au moment de la conception, huit à l’instant de l’incarnation de l’âme). Le nombre quinze, la somme de trois fois cinq, symbolise l’unité de l’être humain dans ses composantes essentielles : corps, âme et esprit. Les autres forces spirituelles, l’être humain les acquerra par la suite : les vertus allant de seize à vingt-deux durant son enfance, les vertus allant de vingt-trois à trente durant son adolescence. Quant aux forces allant de trente et un à trente-cinq, chacun peut les acquérir une fois adulte et jusque tard dans sa vie.

Les quinze premières forces spirituelles ont la vertu de maintenir les bébés en bonne santé, ainsi que de préserver en eux le bonheur, l’intégrité et la sainteté. Il est bon que nous nous rappelions tous (même ceux qui sont prédisposés à la faiblesse et à la maladie) que nous disposons d’une merveilleuse âme en or, qui renferme un potentiel divino-cosmique comportant, outre les quinze forces spécifiques à l’enfance, les vingt forces spécifiques à l’âge adulte. Si nous vivons dans la meilleure harmonie possible avec Dieu, le cosmos et nous-mêmes, notre âme nous maintiendra dans la meilleure santé possible et veillera à préserver en nous les forces de bonheur, d’intégrité et de sainteté reçues de Dieu à l’instant de notre conception. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 172-173.

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01 novembre 2018

Ame perdue/âme sauvée Fin (Vice et vertu n°15)

Méditation sur le salut

Le salut procède de Dieu. Il est la force présente dans l’atmosphère paradisiaque de la matrice maternelle mais aussi dans les réalités parfois âpres de la vie quotidienne. C’est la force du salut qui nous soutient en toute situation critique. Toute naissance est un miracle en soi ! Pendant 40 000 ans, les naissances se ton déroulées sous l’unique protection de la nature, sans le recours aux médicaments, à l’épisiotomie ou à l’anesthésie. La présence d’un médecin devrait dont être rarement nécessaire. Ce qui importe dans un accouchement est la coopération de la mère avec la nature. C’est elle qui offre la plus grande sécurité possible à la mère et à l’enfant, alors que l’abandon ou l’oubli de la nature présente de hauts risques. 

« Salvare »,le mot latin pour sauver, dérive du « salvus »qui signifie sauf, bien portant. Or Hildegarde dit : « Je sauve et je guéris ». Et « salvia »est le mot latin pour sauge. C’est la raison pour laquelle Hildegarde recommande de boire de la tisane de sauge, car, dit-elle, cette tisane a la vertu de drainer le sang de ses subtances nocives, mutilées et toxiques. 

Recette et indications thérapeutique de la tisane de sauge (Salvia officinarum) : prendre 1 cuill.  à café de feuilles de sauge et une tasse d’eau. Faire bouillir pendant une minute. Boire une tasse de tisane de sauge pendant quatre semaines. La sauge est aussi un excellent remède conte la cystite. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 171-172.

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31 octobre 2018

Ame perdue/âme sauvée 5 (Vice et vertu n°15)

Guérison spirituelle de l’âme perdue

L’âme loin de Dieu, donc égarée, accède au salut en réapprenant à avoir foi en Dieu au moyen du jeûne, de la méditation de nuit et des dons aux pauvres. Personne ne peut connaître son âme s’il n’a pas foi en Dieu. 

Durant la pratique de la prière et de la méditation, certains passages de la Bible peuvent être d’un grand secours, par exemple : Psaumes 34 ; 109, 21-31 ; Daniel 3, 17-18 ; Luc 19, 10 ; Colossiens 1, 9-14 ; 1 Timothée 1, 12-20. Mais la foi peut également naître si l’on ouvre les yeux sur les miracles de la nature. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 171.

 

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26 octobre 2018

Ame perdue/âme sauvée 4 (Vice et vertu n°15)

Correspondances physiologiques

La perdition, la damnation, le désespoir, la dépravation et la décadence symbolisent la pathologie du système nerveux dans la région des vertèbres dorsales et lombaires, et tout particulièrement de la vertèbre D8. Les nerfs ici commandent aux organes de la digestion, ainsi qu’à la fonction d’élimination des reins et du côlon. 

L’urine et les fèces marquent la fin du processus de digestion, et doivent être éliminées. En cas de dérèglement grave de cette fonction, nous souffrons terriblement, étant donné l’auto-empoisonnement qu’il déclenche. « La mort a son siège dans le côlon. » Il y a plus de huit siècles, Hildegarde décrivait une époque om le corps humain se trouverait sur la pente du suicide par suite de processus auto-agressifs. Dans la vision d’Hildegarde, les trois fenêtres de la maison sur le point de tomber en ruine symbolisent les trois parties du tractus digestif : l’estomac, l’intestin et le côlon, ainsi que leurs maladies respectives. 

La perdition, la damnation et le désespoir déclenchent de terribles douleurs. Ceux qui vivent dans le désespoir créent pour ainsi dire des douleurs infernales, parce qu’ils n’ont pas foi en Dieu. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 170-171.

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23 octobre 2018

Ame perdue/âme sauvée 3 (Vice et vertu n°15)

Paroles curatives de salut

Le salut rétorque à l’âme perdue : « Tu es la flèche de Satan qui vole à travers la nuit. Tu assassines les quelques élus qui pensent différemment de toi. Tu te démènes pour détruire, mais les bienheureux et les anges se battent contre toi et font tout pour te noyer. Comme durant le grand Déluge, ils t’inonderont en te baptisant et en t’accordant l’énergie des sept dons de l’Esprit saint qui a pour noms sagesse, piété et courage. Voilà quelle sera ta fin, parce que tu es un ennemi se dressant contre Dieu. 

« Je suis un château abritant toutes les valeurs, et une tour de défense pour la ville de Jérusalem dont les saints ont assuré l’édification. Je reconnais ceux qui sont dans la détresse et le désespoir, tout comme je reconnais le bélier dans le buisson ardent. Je sauve et guéris les dépravés en assurant leur salut par le baptême et la puissance de Dieu. Je suis guéri par le pouvoir resplendissant de Jésus et marche de concert avec Dieu. » (LVM II, 25). 

Plus nous sommes proches de Dieu, plus nous avons d’énergie. Personne n’est exempt d’anxiété, aussi chacun de nous recherche-t-il la protection et la sécurité. C’est pour cette raison même que les compagnies d’assurances sont devenues tellement puissantes ! Or seule la foi en Dieu nous permet de survivre et d’acquérir le pouvoir nécessaire au changement et à la régénération. Telle est la leçon que doit apprendre l’âme égarée. Si l’anarchie ne cède pas, si le bonheur et la paix ne sont pas restaurés, la vie ne sera plus qu’esclavage. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 170.

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18 octobre 2018

Ame perdue/âme sauvée 2 (Vice et vertu n°15)

Paroles nocives de perdition

Hildegarde voit l’âme perdue prisonnière d’une maison pourvue de trois fenêtres, et aux fondations mal assurées. Un toit cache la vision du ciel à la figure humaine qui s’y trouve enfermée, et l’on voit deux bras se tendre hors des fenêtres du bas. Le malheureux se lamente en ces termes : « Quels mérites et quelle récompense m’attendent ? Rien qu’un feu se consumant ! Mon être entier est voué aux cris pour toujours. Je fuis la beauté resplendissante de la vie et refuse d’accomplir des œuvres bonnes. Je déteste l’éclat et la splendeur de la lumière parce que moi, qui vole les corps, je suis là pour détrousser les âmes. Tels sont ma profession et mon devoir, car je procède de Satan. Je suis sa disgrâce et sa damnation. » LVM II, 24.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 169-170.

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16 octobre 2018

Ame perdue/âme sauvée 1 (vice et vertu n°15)

Ame perdue/Ame sauvée.

Destruction/Guérison.

Damnation/Rédemption, sauvetage.

Détresse/Bien-être.

Perdition/Salut.

Loin de Dieu/Communion avec Dieu.

Ruine/Tour de Dieu. 

Gemmothérapie : émeraude

Mode d’emploi et indications thérapeutiques :porter une émeraude, soit montée sur une bague, soit en pendentif. Hildegarde recommande l’usage de cette pierre en cas de faiblesse physique ou psychique. De part sa couleur verte, elle est en effet riche en viridité, en énergie de vie, mais elle renferme également la force de guérison nécessaire au salut. 

A vrai dire, les quatorze premiers vices détruisent les fondations mêmes de l’être humain, et avant tout son âme, de sorte que celui qui en est affligé se retrouve à l’état de ruine, donc plongé dans le désespoir. Chacun de nous, à un moment ou un autre de sa vie, peut souffrir d’épuisement psychique et physique. S’il n’y prend garde, il risque des infirmités qui le conduiront au seuil de la mort. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 169.

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