Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

17 janvier 2019

Envie/charité 2 (vice et vertu n°17)

Gemmothérapie : améthyste 2

La charité et l’amour sont censés nous accompagner dans les jours de joie, mais plus encore dans les jours où règnent la maladie, la détresse ou d’autres calamités. La charité suscite le pardon et nous rend tolérant devant l’imperfection, celle d’autrui mais aussi la nôtre. L’amour et la charité nous ouvrent les yeux, de sorte que nous discernons le bien sous-tendant le mal, découvrons les remèdes à nos maladies et connaissons le soutien en tout problème. Chez Hildegarde, la charité a différents visages. Elle peut, par exemple, se manifester comme « amor caritatis »,notion qui inclut aussi bien l’amour érotique que le respect des autres. Ce type d’amour offre les conditions optimales pour la conception d’un enfant. Hildegarde explique que les enfants conçus dans « l’amor caritatis » sont généralement en bonne santé et dotés de multiples talents et vertus. Ce type d’amour est à l’opposé même de l’amour hollywoodien, entièrement dénaturé, qui ne signifie plus que sex-appeal, produit à acheter. Or la sexualité exempte d’amour n’est jamais qu’une dépendance de plus dans notre société de consommation et, en tant que telle, elle ne peut que tuer l’harmonie dans les relations humaines. Le manque de charité rend envieux et suscite des réactions égoïstes, purement matérialistes. 

Le lien entre charité et envie n’est pas forcément évident. Pour le découvrir, il faut comprendre qu’avoir la charité signifie prendre soin de l’autre, de ses propres besoins, alors que l’envie ignore l’autre et n’éprouve pour lui que du ressentiment. L’envie ne voit jamais que son propre intérêt ; elle engendre des réactions d’égoïsme, ne fait que bichonner l’ego. Elle a une sœur fort laide, qui a pour non haine. 

Hildegarde voit l’envie sous les traits d’un monstre effrayant, pourvu de griffes d’ours, de pieds en bois et d’une tête aussi rouge que du feu. Une flamme sort de sa bouche lorsqu’elle parle. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 183-184.

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15 janvier 2019

Envie/charité 1 (vice et vertu n°17)

Envie/Charité.

Jalousie/Estime de soi.

Egoïsme/Empathie.

Centré sur soi/Un avec Dieu.

Rivalité/Coopération.

Malveillance, amertume/Bienfaisance.

Rancœur/Impartialité.

Aversion/Sympathie.

Ressentiment/Bonté. 

Gemmothérapie : améthyste 1

Mode d’emploi et indication thérapeutique :l’améthyste contribue à l’établissement de bonnes relations, notamment face à l’hostilité ambiante. Quiconque est soumis à l’influence d’un tel environnement (collègues, claustrophobie, etc.) a avantage à porter, de façon bien visible, une améthyste.

La force de charité favorise les relations harmonieuses, avec Dieu, autrui et nous-même, c’est-à-dire crée des relations saines, indispensables à la santé et au bonheur de l’être humain. La charité suscite la libre circulation de l’énergie entre Dieu, les autres et nous-même. Elle nous permet de puiser abondamment à l’énergie divine, car la charité est en Dieu qui unit toute vie et tisse toutes choses en une magnifique tapisserie. La charité aplanit les difficultés qui peuvent surgir dans notre monde relationnel. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 182-183.

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11 janvier 2019

LE POIVRE (Piper)

Le poivre est nettement chaud et sec, et contient une force bouillonnante ; mangé en abondance, il fait du mal à l’homme, provoque chez lui de la pleurésie, détruit les humeurs qui sont en lui, et en suscite de mauvaises. 

Si on est splénétique, si on est dégoûté par la nourriture au point de n’avoir point de plaisir à manger, prendre un peu de poivre avec du pain, dans n’importe quel aliment : la rate ira mieux, et l’on n’éprouvera plus de dégoût pour la nourriture. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 47.

Poivre1

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08 janvier 2019

LE GINGEMBRE (Ingeber)

Le gingembre est tout à fait chaud et se diffuse facilement. Un homme en bonne santé et gras n’a pas intérêt à en manger, car il le rend stupide, ignorant, tiède et lascif. Mais si on est sec et déjà bien affaibli, réduire du gingembre en poudre et en prendre un peu à jeun dilué dans une boisson ; on peut en même temps en manger avec du pain ; on améliorera ainsi son état. Mais aussitôt que l’on ira mieux, il ne faut plus en manger, de peur d’en subir quelque dommage. 

Si on a les yeux irrités et purulents, réduire du gingembre en poudre, lier cette poudre dans un linge et plonger dans le vin jusqu’à ce que celui-ci devienne acide : le soir, au coucher, frotter le tour des yeux et des paupières avec ce vin ; s’il en pénètre un peu dans l’œil, il ne provoquera pas de mal ; et ainsi, on fera disparaître irritation et purulence. 

Tant que l’on conserve la vision, on peut soigner ses yeux de cette façon ; mais une fois qu’on a perdu la vision, on ne peut plus leur faire du bien de cette manière. Si la vue se couvre de brouillard, prendre du suc de rue et de l’hysope en quantités égales, y ajouter trois fois autant de vin préparé comme il est dit ci-dessus, verser dans un pot de bronze pour en conserver les vertus : le soir, au coucher, en frotter le tour des yeux et des paupières ; et si le liquide touche un peu l’intérieur, il ne fera pas de mal ; répéter souvent, et le brouillard se dissipera. 

Si on souffre de constipation, réduire du gingembre en poudre et mélanger cette poudre avec un peu de suc d’orcanette ; ajouter de la farine de fèves pour en faire de petites galettes et les faire cuire dans un four où l’on vient d’achever une cuisson. Manger souvent de ces petites galettes, à jeun ou non : cela diminue l’aigreur d’estomac et réconforte. De même, si on a quelques maux d’estomac, réduire en poudre une mesure de gingembre, deux de galanga, et une demie de zédoaire ; mettre cette poudre dans du vin et boire après le dîner, ainsi que le soir au coucher ; répéter souvent, et l’état de l’estomac s’améliorera. 

Et si on a des éruptions sur le corps, mettre de cette même poudre dans un nouet et plonger dans le vinaigre, ajouter un peu de vin, si on en a, pour que l’ensemble ne soir pas trop acide, frotter la peau, là où se trouvent les éruptions, avec le nouet et sa poudre : on sera ainsi guéri. 

Si on souffre de fics, prendre une mesure de gingembre et un peu plus de cinnamome, réduire en poudre. Prendre de la sauge, un peu moins que de gingembre, et du fenouil, un peu plus que de sauge, ainsi que de la tanaisie, un peu plus que de sauge ; piler dans un mortier pour en extraire le suc, et passer dans un linge. Ensuite, faire cuire un peu de miel dans du vin, et y ajouter un peu de poivre blanc, ou, si on n’en a pas, un peu de cannelle ; mélanger la poudre et le suc. Prendre ensuite de la lentille d’eau et deux fois autant de tormentille, de la moutarde sauvage, autant de tormentille, mais qu’il y en ait moins que de lentille d’eau ; piler dans un mortier pour extraire le suc, mettre dans un petit filtre, verser par-dessus le miel et le vin pour obtenir une boisson claire. Si on souffre du mal évoqué plus haut, prendre à jeun une gorgée de cette boisson, et autant le soir au coucher. Faire cela jusqu’à guérison. 

Si on veut fabriquer et pendre des purgatifs, réduire en poudre une part de gingembre, une demi part de réglisse et une troisième part faite de zédoaire et d’autant de gingembre ; peser la poudre obtenue ; prendre le même poids de sucre. Tout cela devra peser à peu près le poids de trente pièces. Prendre ensuite de la très pure eau de farine, la contenance d’une demi tête de noix, et du lait de saponaire autant que la plume d’un scribe peut en contenir dans sa fente, avec autant de la poudre susdite : en faire une toute petite boulette ou une toute petite galette ; la couper en quatre et faire sécher au soleil, en mars ou en avril, car en ces mois les rayons du soleil sont tempérés, ni trop frais, ni trop chauds, et apportent donc beaucoup de santé. Et si, au cours de ces deux mois, on ne peut se procurer de lait de saponaire, reporter l’opération en mai : on fera alors la petite galette pour la faire sécher au soleil de mai : conserver jusqu’en temps utile. Et quand on veut prendre une purge, avaler à jeun le quart d’une des galettes susdites. Et si l’estomac est si chargé et si lourd qu’il ne ressent pas l’effet de cette médecine, prendre la moitié des trois quarts qui restent en humectant encore l’ensemble avec du lait de saponaire : faire sécher au soleil et prendre à jeun. Mais si on est soi-même froid, il faut se réchauffer avant de prendre ce remède. Après l’avoir pris, il faut se reposer un peu en restant éveillé sur un lit, puis se lever et se promener de long en large, en veillant à ne pas prendre froid. Après soulagement, manger du pain de forment, non pas sec, mais trempé dans du lait bouilli ; puis du poulet, de la viande de porc, et d’autres viandes douces. Mais éviter le pain lourd, la viande de bœuf, le poisson, les aliments lourds et les rôtis, s’abstenir de fromage, de légumes crus et de fruits. Boire du vin, mais modérément, et éviter l’eau. Eviter la lumière du soleil, et continuer ainsi pendant trois jours. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 43-45.

Gingembre2

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05 janvier 2019

LA ZEDOAIRE (Zituar)

La zédoaire est modérément chaude et a de grandes propriétés. Car celui qui a des tremblements dans les membres et qui perd ses forces n’a qu’à mettre de la zédoaire dans du vin et ajouter du galanga en quantité un peu moindre ; qu’il fasse cuire dans du vin avec un peu de miel et boive chaud : les tremblements disparaîtront et il retrouvera sa force. Si on a beaucoup de salive et d’écume à la bouche, réduire de la zédoaire en poudre, faire un nouet avec cette poudre, la mettre ainsi dans un récipient avec de l’eau bouillie, pour que l’eau se charge de sa saveur ; laisser ainsi dans l’eau une nuit ; boire à jeun, le matin souvent : salive et écume disparaîtront. Si on a un violent mal de tête, adoucir le front et les tempes à l’aide de cette poudre mise dans un linge trempé dans l’eau chaude : on procurera ainsi une amélioration. Si on a l’estomac rempli de mauvaises nourritures et bien alourdi, réduire en poudre de la zédoaire : avec cette poudre, un peu de fleur de farine et de l’eau, faire une petite galette, la faire cuire au soleil ou dans un four à peine tiède ; réduire alors cette galette en poudre ; prendre souvent de cette poudre dans la main, et la lécher à jeun, ainsi qu’au coucher. Elle enlève la lourdeur de l’estomac. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 42-43.

Zédoaire

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04 janvier 2019

LE GALANGA (Galgan)

Le galanga est entièrement chaud, il n’y a pas de froid en lui, et il a beaucoup de vertus. Si quelqu’un souffre de fièvre ardente, réduire du galanga en poudre, faire boire cette poudre dissoute dans de l’eau, et cela éteindra l’ardeur de la fièvre. Si quelqu’un souffre à cause d’humeurs mauvaises, dans le dos ou sur le flanc, qu’il fasse bouillir du galanga dans du vin, qu’il en boive souvent, chaud, et la douleur disparaîtra. Si on a le cœur malade, et que l’on éprouve un malaise, manger vite du galanga en quantité suffisante, et on ira mieux. 

Si on souffre d’une haleine fétide, qui va jusqu’au poumons, au point même de donner une voix rauque, prendre en quantités égales du galanga et du fenouil ; deux fois autant de noix de muscade et de pyrèthre qu’il y a des deux premiers ; réduire le tout en poudre et mélanger ; chaque matin, à jeun, manger de cette poudre, à peu près le poids de deux liards, avec une petite bouchée de pain ; boire ensuite un petit peu de vin chaud. Manger souvent, aussi bien à jeun que non, ces nobles plantes qui ont une bonne odeur, afin que cette bonne odeur dissimule les odeurs fétides. 

Si on souffre de quelque douleur dans les poumons, il faut éviter les viandes grasses, s’abstenir de nourriture qui a trempé dans le sang, ainsi que d’aliments crus, car ils provoquent de la corruption autour du poumon. Eviter pois, lentilles, fruits crus, légumes crus, noix et huile, parce que tout cela apporte de l’humeur dans le poumon. Si on veut manger de la viande, en manger de la maigre ; pour le fromage n’en prendre ni du cuit ni du frais, mais du sec, parce que les mauvaises humeurs qu’il contenait se sont dissipées. Et si on veut prendre de l’huile, en prendre modérément, pour qu’elle ne rassemble par d’humeur dans le poumon. Ne pas boire d’eau, car elle produit de l’humeur autour du poumon. Ne pas boire de vin nouveau, parce qu’il n’a pas encore rejeté ses impuretés par la fermentation, et qu’il n’est pas encore purifié. En revanche, la cervoise ne fera guère de mal, parce qu’elle est cuite. Boire du vin, parce que sa bonne chaleur fait du bien au poumon. Se tenir à l’abri de l’air humide et nuageux, car cette humidité fait du mal au poumon. 

Si on souffre d’une abondance d’humeurs dans les viscères et dans la rate, et que la mélancolie qui en résulte provoque dans le cœur de nombreux malaises, prendre du galanga et du pyrèthre en quantité égales, du poivre blanc (un quart du poids de l’un des deux éléments précédents) ou si l’on n’a pas de poivre blanc, prendre de l’ordinaire, quatre fois plus que du blanc et réduire le tout en poudre. Prendre ensuite de la farine de fève et l’ajouter à cette poudre ; mêler le tout avec du suc de fenugrec, sans eau ni vin ni autre liquide. Cela fait, préparer des petites galettes qu’on fera sécher au soleil. Aussi les fera-t-on en été, pendant qu’il y a du soleil, de façon à en avoir pour l’hiver. Puis manger ces petites galettes, à jeun ou non. Prendre ensuite de la réglisse, avec un peu de miel ; en faire une boisson, à prendre, aussi bien à jeun que non, contre la douleur du cœur. 

Si la pituite provoque des vapeurs dans la tête et gêne l’ouïe, pendre du galanga, puis le tiers de son poids d’aloès et deux fois ce poids d’origan ; des feuilles de persil, le même poids que d’origan. Réduire en poudre et en prendre chaque jour, à jeun ou non. Si les douleurs siègent dans la poitrine, le cœur ou la rate, et si l’estomac est refroidi par un écoulement de pituite, prendre une mesure de galanga, deux d’origan, deux de graine de céleri et un peu de poivre blanc ; réduire en poudre, ajouter un peu de miel cuit, en faire un électuaire, qu’on fera mijoter doucement, sans coup de feu ; manger souvent de cet électuaire. User souvent de vin pur doux et de bonne qualité. 

Si on est pris de paralysie, prendre du galanga, la moitié de son poids en noix de muscade, la moitié de ce dernier poids de lavande, du poivre long et de la livèche en poids égaux (de chacun de ces deux derniers, plus que de lavande) ; ajouter saxifrage et réglisse des bois à poids égal (ce deux dernières doivent peser autant que les cinq premières) ; réduire le tout en poudre. Si l’état de santé le permet, manger cette poudre dans son pain ; sinon, en faire un électuaire et le manger.

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 40-42.

galanga

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22 décembre 2018

Arrogance/humilité FIN (vice et vertu n°16)

Guérison spirituelle de l’arrogance

L’arrogance, l’égotisme et la suffisance se guérissent grâce à la pratique de l’esprit d’humilité. On peut se mettre à genoux, pousser des soupirs et des cris. L’on peut aussi porter des vêtements en fibre rugueuse et recourir aux massages à la brosse. Hildegarde recommande par ailleurs de méditer sur l’esprit d’humilité. Pour ce faire, on peut prendre pour support certains passages de la Bible, par exemple : Isaîe 66, 2b ; Matthieu 11, 29 ; Ephésiens 4, 2-6 ; Jacques 4, 6-10. Le jeûne n’est pas recommandé ici, parce qu’il peut susciter le contentement de soi et un sentiment de supériorité, donc renforcer l’arrogance au lieu de la combattre. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 179-180.

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21 décembre 2018

Arrogance/humilité 6 (vice et vertu n°16)

Correspondance physiologiques

L’arrogance, l’amour de soi, l’égotisme, la vanité, l’insolence, l’égoïsme et la suffisance sont en connexion avec la pathologie du système nerveux autonome dans la région des vertèbres dorsales et lombaires, et tout particulièrement des vertèbres D9 (humilité) et L3 (luxure). Les nerfs de cette région commandent notamment au foie, à la vésicule biliaire, au pancréas, aux reins, aux glandes surrénales, au côlon descendant, au rectum, de même qu’aux organes génito-urinaire. Ici l’auto-agression et l’inflammation peuvent avoir de graves conséquences : hépatites, pancréatites, néphrites, hémorroïdes, cancer, sida, sclérose en plaques, polyarthrite.

Comme toujours, Hildegarde décrit les effets de l’arrogance par des symboles, ici sous la forme d’un feu et de braises dus à des morsures de vers. (LVM III, 58)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 181.

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18 décembre 2018

Arrogance/humilité 5 (vice et vertu n°16)

Méditation sur l’humilité

Le mot latin pour humilité est « humilitas »,terme qui renvoie à la fertilité de la terre notre mère, c’est-à-dire à l’humus. L’humilité constitue par conséquent un fondement stable dans la vie, alors que l’arrogance risque fort de nous flanquer par terre la tête la première. L’arrogance est le démon de l’orgueil, alors que l’humilité nous donne courage d’affronter les écueils de la vie. Elle nous permet même d’apprécier la vie malgré les épreuves qu’elle met sur notre route : déceptions, pertes, maladies, blessures, détresses, peines et mauvais traitements. Avec Hildegarde nous apprenons à être réalistes. Elle souligne souvent que la vie terrestre est comparable à un champ de bataille, avec ses conflits et ses tragédies, mais dit aussi que notre libre arbitre nous permet de choisir chaque fois notre camp. Grâce à l’humilité nous surmontons les échecs et les maladies ; de plus, elle nous offre sans cesse l’occasion de nous renforcer par l’esprit et par la joie. Sans l’âme qui nous souffle de revenir à la modestie et à l’humilité naturelles, nous restons dans l’arrogance et l’amour de soi, dans l’insolence et l’égoïsme. Hildegarde dit que nos humiliations sont bien insignifiantes comparées à celles subies par Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui est mort comme un criminel. 

L’humilité s’exprime en ces termes : « Pourquoi ne serais-je pas heureuse quand quelqu’un me fouette à coups d’injustice ? Le Fils de Dieu lui-même est descendu du ciel pour revêtir la nature humaine. Moi, l’humilité, j’étais avec lui au ciel, et j’ai quitté ma demeure pour descendre sur la terre, afin d’œuvrer partout. Aucune tempête ne me détruira, parce que je suis reliée à Dieu par l’amour et la bonté. » (LCM III, 6)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 180-181.

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12 décembre 2018

Arrogance/humilité 4 (vice et vertu n°16)

Méditation sur l’humilité

Le mot latin pour humilité est « humilitas »,terme qui renvoie à la fertilité de la terre notre mère, c’est-à-dire à l’humus. L’humilité constitue par conséquent un fondement stable dans la vie, alors que l’arrogance risque fort de nous flanquer par terre la tête la première. L’arrogance est le démon de l’orgueil, alors que l’humilité nous donne courage d’affronter les écueils de la vie. Elle nous permet même d’apprécier la vie malgré les épreuves qu’elle met sur notre route : déceptions, pertes, maladies, blessures, détresse, peines et mauvais traitements. Avec Hildegarde nous apprenons à être réalistes. Elle souligne souvent que la vie terrestre est comparable à un champ de bataille, avec ses conflits et ses tragédies, mais dit aussi que notre libre arbitre nous permet de choisir chaque fois notre camp. Grâce à l’humilité nous surmontons les échecs et les maladies ; de plus, elle nous offre sans cesse l’occasion de nous renforcer par l’esprit et par la joie. Sans l’âme qui nous souffle de revenir à la modestie et à l’humilité naturelles, nous restons dans l’arrogance et l’amour de soi, dans l’insolence et l’égoïsme. Hildegarde dit que nos humiliations sont bien insignifiantes comparées à celles subies par Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui est mort comme un criminel. 

L’humilité s’exprime en ces termes : « Pourquoi ne serais-je pas heureuse quand quelqu’un me fouette à coups d’injustice ? Le Fils de Dieu lui-même est descendu du ciel pour revêtir la nature humaine. Moi, l’humilité, j’étais avec lui au ciel, et j’ai quitté ma demeure pour descendre sur la terre, afin d’œuvrer partout. Aucune tempête ne me détruira, parce que je suis reliée à Dieu par l’amour et la bonté. » (LCM III, 6)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 179-180.

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