Sainte Hildegarde de Bingen - Scivias

22 janvier 2021

LA VIOLETTE (Viola)

La violette se trouve entre le froid et le chaud ; elle est surtout d’une coloration discrète ; elle pousse grâce à la douceur et à la légèreté de l’air. Faire bouillir de l’huile d’olive au soleil ou sur le feu, ajouter des violettes de façon à l’épaissir et conserver dans un récipient en verre. Pour la nuit, s’en frotter les yeux et les paupières sans toucher la partie interne des yeux, et on éclaircira ainsi la vue. 

Si quelqu’un a les yeux enflammés et y éprouve brûlures et douleurs, qu’il prenne du suc de violette et deux fois autant de suc de rose, du suc de fenouil (un tiers de suc de rose), et qu’il ajoute un peu de vin ; en allant se coucher, qu’il frotte le tour des yeux avec ce collyre, en prenant garde de ne pas toucher l’intérieur. 

Si on souffre de lourdeurs de la tête ou des reins, si on a quelque membre bloqué par la goutte, il faut extraire le suc de violette à travers un linge, y ajouter une bonne quantité de graisse de bouc, et la moitié de graisse d’oie. Mélanger dans une coupe et faire un onguent avec lequel on se frottera la tête ou les régions douloureuses. Ainsi, on ira mieux.

Si on souffre de la tête ou si des chancres rongent la chair ou si on a des ulcères sur le corps, prendre du suc de violette, de l’huile d’olive, un tiers de cette quantité, et autant de graisse de bouc que de suc de violette. Faire bouillir dans une marmite neuve et préparer un onguent. Si on souffre de la tête, se frotter le front avec cet onguent, et on ira mieux. 

Si c’est un cancer ou des vers qui rongent le corps, les enduire de cet onguent et ils en mourront dès qu’ils l’auront goûté. Si on souffre de fièvres tierces, prendre de la violette, un tiers de plantain et deux fois autant de poivre que de plantain : manger souvent de ces plantes avec du vinaigre ou de la saumure. 

Si on est lourdement écrasé par la mélancolie et que cela atteint le poumon, faire cuire des violettes dans du vin pur, filtrer avec un linge, ajouter du galanga et autant de réglisse qu’on voudra. Faire ainsi une potion que l’on boira et qui apaisera la mélancolie, rendra le sujet joyeux et guérira ses poumons. 

Violette

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.109-110

 

Posté par inti67 à 07:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


20 janvier 2021

PLANTAIN (Plantago)

Le plantain est chaud et sec. Prendre du plantain, en exprimer le suc, filtrer et mélanger à du vin ou du miel pour donner à boire à ceux qui souffrent de la goutte, et celle-ci disparaîtra. Si on a des glandes enflées, faire sécher au feu de la racine de plantain, la placer chaude sur les glandes, mettre un linge par-dessus, et on ira mieux. Mais il ne faut pas en mettre trop, car cela ferait du mal. Si on souffre de points de côté, faire cuire des feuilles de plantain dans de l’eau, et les mettre encore chaudes sur la région douloureuse, et l’élancement cessera. Si une araignée ou quelque autre insecte vous touche ou vous pique, frottez les piqûres avec du suc de plantain, et cela vous soulagera. 

Si un homme ou une femme a bu un philtre d’amour maléfique, qu’il prenne du suc de plantain, avec ou sans eau, puis qu’il prenne une autre boisson forte, et cela le soulagera : il sera purgé de l’intérieur, et son état sera amélioré. S’il arrive à quelqu’un de se fracturer un os, il faut couper des racines de plantain dans du miel et en manger chaque jour à jeun ; on peut aussi faire cuire doucement avec de l’eau, dans une marmite neuve, des feuilles fraîches de mauve avec cinq fois plus de feuilles fraîches ou de racines de plantain : les mettre encore chaudes sur la région douloureuse, et l’os cassé sera guéri. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.108

plantain

Posté par inti67 à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 janvier 2021

L’ortie (Urtica)

L‘ortie est d’une espèce tout à fait chaude. Elle ne vaut rien à manger crue, à cause de son caractère irritant. Mais si on fait cuire celle qui vient de sortir de terre, elle est bonne à manger, car elle purge l’estomac et en fait disparaître les humeurs. Et toute espèce d’ortie parvient à ce résultat. 

Si, à cause des humeurs nuisibles et mauvaises qui sont en l’homme comme un poison, des vers viennent à se développer chez quelqu’un, il faut prendre du suc d’ortie brûlante et autant de suc de bouillon blanc ; en poids égal à cela, des feuilles ou de l’écorce de noyer, un peu de vinaigre et beaucoup de miel v ; faire bouillir dans une marmite neuve, en enlevant l’écume, après ébullition, retirer du feu, en prendre pendant quinze jours, un peu à jeun et davantage après les repas, et les vers mourront.

Et si on perd la mémoire, piler de l’ortie brûlante pour en extraire le suc, ajouter un peu d’huile d’olive : quand on va se coucher, s’en frotter la poitrine et les tempes : de la sorte, les oublis seront plus rares. 

Si un cheval a le rhume et que ses narines coulent, au point qu’il tousse, faire cuire des orties dans de l’eau, avec une quantité un peu plus grande de livèche : après l’avoir attaché, faire passer la vapeur par son nez et sa bouche, et il sera guéri. S’il souffre du ventre, ajouter fréquemment à son fourrage de l’ortie et un peu plus de livèche, et il sera guérie. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.107-108

Ortie

 

Posté par inti67 à 10:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 janvier 2021

LE CHARDON (Distel)

Les chardons, le lisse comme le piquant, ont une chaleur légère, qui pourtant disparaît assez vite, car ils sont nés de la sueur de la terre. Et cette sueur de la terre, qui fait naître cette herbe, est piquante, et rend ces herbes piquantes. Et de même que de la sueur sort de l’homme quand celui-ci est enfermé à l’étroit, ainsi la sueur de la terre donne naissance à ces plantes piquantes qui blessent l’homme. 

Il existe un chardon lisse, c’est-à-dire sans piquants. Il n’est pas bon à consommer pour l’homme quand il est cru, car si un homme en mangeait ainsi, il affaiblirait son sang en lui et perdrait ses humeurs, tout comme la vertu d’un bon vin s’en va quand on y verse de l’eau : et ainsi l’homme perdrait sa sensibilité, ses humeurs et son sang seraient bien affaiblis. 

Toutefois, si on fait cuire ce chardon pour manger cuit, alors il ne fait pas mal aux gens en bonne santé, sans leur faire non plus de bien : il n’apporte pas de graisse dans le sang, mais il enlève la faim. Pour les malades, il est nuisible, qu’ils le mangent cuit ou cru, car il provoque en eux des états de langueur. 

Le chardon piquant contient du froid et il est très utile. Si quelqu’un éprouve une douleur au cœur, ou ailleurs dans l’un quelconque de ses membres, qu’il prenne du chardon piquant, avec un peu moins de sauge ; qu’il en recueille le suc dans un peu d’eau, et, au moment même où il éprouvera ces douleurs, qu’il en boive, et il se portera mieux. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.106-107

Chardon

Posté par inti67 à 07:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 janvier 2021

LA BARDANE (Cletta)

La plante appelée bardane a une certaine chaleur contradictoire, elle se nourrit du suc et de la sueur de la terre, et elle est à la fois bonne et mauvaise. En effet, sa racine n’a aucune utilité, et ses feuilles aussi bien crues que cuites, sont dangereuses pour l’homme, sauf dans le cas où il a des calculs dans le corps. Dans ce cas, il faut faire cuire des feuilles de bardane dans du très bon vin, filtrer et boire, à jeun et après le repas. Grâce à sa vertu, le calcul sera dissous à l’intérieur. 

On peut aussi réduire ses fleurs en poussière, avec de l’écaille de tortue, après avoir rejeté la tortue : mélanger les deux poudres en veillant à ce qu’il y ait davantage de poudre d’écaille. Et si on a des ulcères sur la tête, mettre de cette poudre pendant neuf ou quinze jours ; le quatrième et le cinquième jour, se laver la tête avec la lessive que l’on tire du hêtre, et on guérira. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.105-106

Bardane

Posté par inti67 à 10:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


05 janvier 2021

LA MAUVE (Babela)

La mauve contient un froid modéré, comme la rosée, mais elle est un peu plus froide. Que nul n’en mange crue, car, si on la mange ainsi, elle constitue une sorte de poison, car elle contient des humeurs épaisses et vénéneuses, et elle en fait naître également chez l’homme.

Si, au cours de certaines fièvres, les humeurs noires gagnent le cerveau occasionnent des douleurs dans la tête, piler de la mauve et deux fois autant de sauge dans un mortier ; ajouter un peu d’huile d’olive, mettre le tout sur la tête, du front à la nuque, et faire tenir avec un linge. Répéter pendant trois jours, en ajoutant, la nuit, de l’huile d’olive ou du vinaigre, et cela jusqu’à ce qu’on aille mieux. 

Pour éclaircir la vue, recueillir de la rosée sur de la mauve, du liseron ou sur des feuilles de poirier, de chêne ou de hêtre, car elles sont douces : cette rosée, qu’on aura recueillie la nuit ou le matin, quand les nuits sont claires, pures et douces, qu’on en frotte les paupières et qu’on aille ensuite dormir. 

Que nul ne mange de la mauve crue, car elle contient une sorte de poison. Cependant, elle est bonne pour ceux qui souffrent de l’estomac, si on la cueille toute jeune et qu’on la fait cuire avec de la graisse : elle facilite ainsi la digestion. Que la malade mange donc de la mauve dans ce cas, mais modérément ; celui qui est en bonne santé l’évitera complètement. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p.104-105

mauve

Posté par inti67 à 09:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 janvier 2021

Culte de la magie/adoration de Dieu Fin (vice et vertu n°33)

La topaze d’or : méditation et prière s’inspirant d’Hildegarde  2 (SC vision 2, 5)

Pour découvrir notre âme, nous pourrions également recourir au rituel suivant : 

  • Libérer notre esprit de toute inquiétude.
  • Changer de vêtements comme le suggère l’image de l’âme sauvée (p. 168), en sorte de devenir aussi libres que l’aigle dans son vol. 
  • Nous rendre dans un lieu que nous aimons tout particulièrement, chez nous ou dans la nature. 
  • Allumer une bougie.
  • Rester assis en silence sur une chaise, ou debout, ou étendus par terre. 
  • Respirer profondément, tout en nous relaxant. 
  • Descendre profondément en nous pour nous relier aux sept forces primordiales en notre âme.
  • Invoquer, dans la joie et la louange, la puissance divine et méditer sur cette réalité décrite par Hildegarde : « Il existe trois forces dans une pierre, trois dans une flamme et trois dans le monde. La pierre contient la viridité humide, la tangibilité et le feu rougeâtre. La viridité humide empêche sa destruction, la tangibilité assure sa défense et le feu rougeâtre lui procure la chaleur. La viridité humide symbolise Dieu qui jamais ne se dessèche ; la tangibilité représente Jésus-Christ, que l’on peut toucher et comprendre. Le feu rougeâtre signifie l’Esprit de Dieu qui protège et éclaire le cœur de tous ceux qui ont la foi… De même que ces trois forces constituent une seule dans une pierre, ainsi la Trinité constitue une véritable unité. » (SC vision, II, 2)
  • Presser une topaze d’or contre notre cœur en disant : « O Dieu, toi qui es au-dessus de toutes choses et magnifié en toutes choses, avec grand respect je t’implore ; en ta clémence, ne me repousse pas, mais garde-moi, fortifie-moi et deviens un avec moi. »
  • Louer Dieu et se réjouir en Lui grâce au psaume 103 : 

« Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être !

Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ;

il réclame ta vie à la tombe et te couronne d'amour et de tendresse ;

il comble de biens tes vieux jours : tu renouvelles, comme l'aigle, ta jeunesse. »

Les paroles saintes sont particulièrement puissantes. En célébrant ce rituel, nous nous relions à l’énergie illimitée de Dieu. Nous nous sentons magnifiés, renouvelés comme l’aigle. Notre âme se dote d’ailes, de sorte que nous devenons des messagers entre le ciel et la terre. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.284.

Posté par inti67 à 09:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 décembre 2020

Culte de la magie/adoration de Dieu 7 (vice et vertu n°33)

La topaze d’or : méditation et prière s’inspirant d’Hildegarde  1 (SC vision 2, 5)

Chacun de nous est une demeure visible du Dieu invisible. La réalité corporelle ne constitue pas notre vraie personnalité. En approfondissant notre conscience, nous atteignons le plan de l’âme, le centre d’or ou centre divin qui est le lieu de manifestation de la Trinité : la puissance créatrice de Dieu ; l’amour de Jésus-Christ, source d’espérance ; l’enthousiasme et l’empressement de l’Esprit saint. Les quatre éléments et la puissance trinitaire nous procurent de l’énergie de vie en abondance. En nous remémorant ces sept forces en nos profondeurs, elles nous deviennent accessibles et nous guérissent. Nous devenons un avec Dieu et avec tout l’univers. Nous prenons conscience à la fois de notre caractère unique et de notre interdépendance avec le reste de l’humanité et toutes les créatures, avec l’univers tout entier via l’Internet cosmique. Certains ont beaucoup de difficultés à situer leur centre divin, parce qu’ils se sont emprisonnés dans leur corps et ont complètement oublié leur âme, leur demeure originelle en Dieu. Personne n’a jamais vu une âme en tant que telle, mais il suffit de regarder quelqu’un dans les yeux pour en distinguer le reflet, les yeux étant les fenêtres de l’âme. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.283.

Posté par inti67 à 10:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 décembre 2020

Culte de la magie/adoration de Dieu 6 (vice et vertu n°33)

Guérison spirituelle du penchant à la magie

Le virus de l’occultisme, de la magie, de la scientologie et de la psychothérapie sans Dieu se guérit au moyen du jeûne, de l’exercice physique et du retour à Dieu dans un esprit de repentance. Ceux qui sont affligés de ce vice auront également avantage à prier et à méditer. Pour cela, ils recourront à la Bible, par exemple à Habacuc 2, 18-20 en accordant une attention particulière au verset final : « Le Seigneur est dans son Temple saint ; silence devant lui, terre entière ! » Ils compareront ces lignes de l’Ancien Testament avec I Corinthiens 3, 16-17 : « Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le sanctuaire de Dieu est sacré, et c’est ce que vous êtes. » Enfin, les psaumes 84, 99 et 100 éveilleront en eux l’attirance pour la demeure de Dieu et les guideront vers la consécration, la dévotion et la véritable adoration.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.283.

Posté par inti67 à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 décembre 2020

Culte de la magie/adoration de Dieu 5 (vice et vertu n°33)

Correspondance physiologiques

La magie, l’occultisme, l’acculturation, l’idolâtrie, le blasphème, l’irrationalité et l’indifférence à Dieu sont en connexion avec la pathologie du système nerveux dans la région du coccyx, et tout particulièrement de la vertèbre Coccyx 4. Le nerf ici commande à l’énergie sexuelle, aux organes génito-urinaires, notamment aux organes génitaux externes, à la prostate, à l’utérus et aux ovaires. Cette région du corps est également responsable de l’innervation des pieds et des orteils. 

Hildegarde distingue dans la magie et l’occultisme l’origine possible de dérèglements d’ordre mental et intestinal. La perte de notre capacité d’adorer le centre divin en nous nous a privés de son énergie, de sorte que nombre de maladies sont devenues incurables. Hildegarde précise : « Je vis un grand marécage dévoré par les flammes, avec des bulles crevant à sa surface. Il dégageait une odeur pestilentielle et d’innombrables serpents et vers s’y tortillaient. C’est ici que j’aperçus les gens qui dans leur existence terrestre avaient mis au point des poisons, avaient exercé la magie et utilisé les artifices diaboliques pour tromper leurs semblables. Force leur était de vivre dans ce marécage, pour avoir perdu leur foi originelle en Dieu. » (LVM  V, 64)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.282.

Posté par inti67 à 08:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]