Méditation sur le désespoir et la confiance

Le désespoir, la lâcheté et la résignation sont en relation avec les maladies dites incurables, tout particulièrement les affections cutanées comme la névrodermite, le psoriasis et l’eczéma. Mais avec les remèdes proposés par Hildegarde, l’espoir de guérison n’est jamais vain, car ils vont à la racine du problème.

Le thérapeute commence par prescrire une analyse de la flore intestinale afin que soit déterminée la nature de la blessure intestinale. Et lorsque les remèdes prescrits auront rééquilibré la microflore et assaini les intestins, l’affection de surface guérira à son tour. La peau n’est jamais que le reflet de la personnalité profonde, invisible aux yeux de chair. Celui qui connaît son langage sait que la peau reflète les sensations et les sentiments, les pensées et le comportement d’une personne, voire de l’état de ses intestins et l’état de fonctionnement de ses glandes. La honte fait rougir, la colère fait pâlir sous l’effet d’un choc et devenir vert avant de vomir. La peau permet en outre de déterminer si quelqu’un se nourrit sainement, ou s’il mange de la nourriture industrielle ou absorbe ce que Hildegarde appelle les « quatre poisons alimentaires (fraise, pêche, prune, poireau) et qui sont susceptibles de déclencher des allergies.

Pratiquement toutes les affections de la peau ont une origine psychique, parce que la peau est réellement le miroir de l’âme. Si ces facteurs profonds ne sont pas pris en compte par le thérapeute, les affections cutanées deviendront chroniques. La médecine conventionnelle se contente presque toujours de les traiter à l’aide de crèmes ou de lotions à base de cortisone, ou de baumes à vase d’antibiotiques. Or, la cortisone et les autres substances chimiques endommagent l’organisme, ils y ont des effets destructeurs, notamment sur la flore intestinale qui, comme nous l’avons déjà fait remarquer, est responsable de la santé de la peau. La médecine conventionnelle néglige trop souvent le fait que la surface du corps –la peau- communique avec l’intérieur de l’organisme –la muqueuse du tractus intestinal. D’où la prétendue incurabilité des affections de la peau, qui engendre finalement l’attitude de résignation chez le patient. Le patient, après avoir consulté un dermatologue après l’autre sans résultat, finit par baisser les bras : il se résigne à son mal.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.117.