Gemmothérapie : calcédoine 2

Le mal dérive de la colère, qui provoque toute une série de réactions biochimiques. La bile noire ou atrabile, un stéroïde sécrété notamment par les glandes génitales, est produite par le foie, ce qui acidifie à la fois le sang et le milieu intestinal. Et l’inflammation qui en résulte déclenche des réactions d’auto-agression, autrement dit, le corps d’un sujet exerce des ravages sur lui-même, via le système immunitaire. Aucun organe, aucun tissu, aucune région du corps n’est à l’abri de la destruction par auto-agression. Le mécanisme de l’auto-agression est assimilable à un lent suicide.

Nombre d’inflammation ou de maladies actuelles comme le cancer, la gastrite, la colite, l’hépatite, voire la polyarthrite, ont leurs racines dans la colère et l’impatience, c’est-à-dire dans un bouillonnement de bile noire. Il en est de même des attaques d’apoplexie et cardiaques. La colère est un problème colossal pour l’humanité actuelle ; il faudrait tout faire pour la maîtriser, parce qu’elle détruit non seulement l’organisme humain, mais la vie elle-même. Hildegarde représente la colère sous les traits d’un homme absolument hideux, pourvu de longues griffes et de pattes de serpent, qui fait tourner une grande roue en crachant le feu de la destruction.

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.120.