Paroles curatives de patience

La patience réplique à la colère : « Ma voix est répercutée par les plus hauts sommets, et se porte même au-delà des frontières de ce monde. Ma sérénité est comme un baume suintant de la terre. Mais toi, tu es un parasite, une sangsue, le crime même.

« Je suis la douce énergie de vie, la viridité. Je porte en moi les fleurs et les fruits inhérents à toutes les vertus ; je procure la force et l’énergie issues du cœur et de l’esprit, et ainsi empêche la destruction. Je mène à bonne fin tout ce que j’entreprends. Je suis consciente du mal et le maîtrise par mon attitude de bienveillante tranquillité.

 « Je ne détruits personne ! Je fais en sorte de vivre en harmonie avec tous. Personne ne me déteste. Et je détruirai ta colère, parce que je demeure pour toujours. » (LVL I, 23)

La patience est d’un immense secours pour contrer la colère. Pour l’empêcher d’exploser, vous pourriez recourir à des rituels, par exemple :

  • Vous remémorer certaines paroles de Dieu. (Psaumes 23, 91 et 103)
  • Boire avec votre ennemi un verre de vin mélangé d’eau, l’invitant ainsi à devenir votre ami.
  • Enfiler une calcédoine bleue sur une chaîne et la porter autour du cou ou du poignet, en sorte de neutraliser la production de bile noire et de vous protéger du stress.
  • Chercher le sens derrière l’apparente absence de sens ; essayer de répondre à cette question : quelle leçon la vie veut-elle me donner en cet instant ?
  • Comprendre l’origine de la colère et ses effets : Dieu crée le bien, le mal crée le mal.
  • Faire preuve de réalisme. L’injustice, en effet, est inhérent à notre monde. Désamorcer la méchanceté en riant d’elle.
  • Comparer son propre malheur avec l’injustice dont a été victime Jésus.

La patience est un calmant aux vertus étonnantes, le moins coûteux aussi. Elle apaise la colère et réconforte. La patience s’exprime en ces termes : « La victoire m’appartient depuis l’origine des temps, de part l’invincible Fils de Dieu. Il est venu de Dieu pour sauver l’humanité, puis Il est retourné à Dieu. Il est mort sur la croix dans d’atroces souffrances. Mais Il a ressuscité et est monté aux cieux. Me remémorant ce fait, je ne fuis pas les misères et les souffrances de cette vie. » (SC III, vision 3)

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.121-122.