Guérir l’auto-agression

Pour rompre le cercle vicieux de l’auto-agression, le thérapeute commencera par prescrire une analyse de la flore intestinale. Celle-ci permettra de vérifier l’état de l’immunité du sujet et de mesurer le degré de porosité de son intestin. Mais elle indiquera également l’état de la flore dans l’intestin grêle et le côlon et révélera la présence de levures pathogènes, de « l’Helicobacter pylori » ou d’autres bactéries, virus, protozoaires ou parasites dans le milieu intestinal, tous capables de déclencher des infections. La présence de leucocytes signale une inflammation de l’intestin et permet de déterminer le degré de perméabilité de la paroi intestinale. Mais la perméabilité de l’intestin peut également être vérifiée avec le test d’excrétion de lactulose/mannitol. Ce dernier a été proposé pour la première fois par Claude André à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris ; il sert à détecter les allergies d’ordre alimentaire. La dysbiose et la perméabilité intestinale requière des mesures immédiates. Tout au long des siècles, la purge intestinale était considérée comme un moyen thérapeutique capital. Le très réputé Paracelse la pratiquait car, à ses yeux, la mort avait son origine dans le tractus intestinal. (« der Tod sitzt im Darm », disait-il).

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p.128.