La lentille est froide : quand on la mange, elle n’enrichit ni la moelle de l’homme, ni son sang ni sa chair, elle n’augmente pas ses forces, mais elle rassasie le ventre et le remplit de vide. Elle provoque des tempêtes dans les humeurs qui sont dans le bas de l’homme. 

Si des taches de gale et des cheveux souillé qui provoquent des plaies purulentes apparaissent sur la tête de quelqu’un, qu’il broie doucement des lentilles sur une pierre brûlante, et qu’il écrase également une écaille de tortue avec les humeurs qu’elle contient ; qu’il ajoute un poids égal de lentille en poudre, et qu’il mette cela sur les taches : l’écoulement de la plaie sera résorbé, et il sera ainsi guéri. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 37.