Chacun de nous, chaque bébé qui naît, est enfant de Dieu et a indiscutablement part au programme de salut offert par la nature créée par Dieu. Tout bébé a reçu un trésor en héritage, à savoir quinze forces curatives (sept au moment de la conception, huit à l’instant de l’incarnation de l’âme). Le nombre quinze, la somme de trois fois cinq, symbolise l’unité de l’être humain dans ses composantes essentielles : corps, âme et esprit. Les autres forces spirituelles, l’être humain les acquerra par la suite : les vertus allant de seize à vingt-deux durant son enfance, les vertus allant de vingt-trois à trente durant son adolescence. Quant aux forces allant de trente et un à trente-cinq, chacun peut les acquérir une fois adulte et jusque tard dans sa vie.

Les quinze premières forces spirituelles ont la vertu de maintenir les bébés en bonne santé, ainsi que de préserver en eux le bonheur, l’intégrité et la sainteté. Il est bon que nous nous rappelions tous (même ceux qui sont prédisposés à la faiblesse et à la maladie) que nous disposons d’une merveilleuse âme en or, qui renferme un potentiel divino-cosmique comportant, outre les quinze forces spécifiques à l’enfance, les vingt forces spécifiques à l’âge adulte. Si nous vivons dans la meilleure harmonie possible avec Dieu, le cosmos et nous-mêmes, notre âme nous maintiendra dans la meilleure santé possible et veillera à préserver en nous les forces de bonheur, d’intégrité et de sainteté reçues de Dieu à l’instant de notre conception. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 172-173.