Le millet des oiseaux est froid : il n’est guère chaud, car il n’enrichit, chez l’homme, ni le sang ni la chair, et il ne lui apporte pas de forces. Il remplit simplement le ventre et diminue la faim, car il n’est pas capable de réchauffer. Mais il ramollit le cerveau de l’homme. Il rend l’estomac tiède et paresseux, provoque la tempête dans les humeurs internes de l’homme ; il est pour ainsi dire semblable à l’ivraie, et il n’est pas bon à manger pour l’homme. 

Hildegarde de Bingen, Le livre des subtilités des créatures divines, Physique, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, Traduit du latin par Pierre Monat, Editions Jérôme Million, Grenoble 2002, p. 38.

Millet des oiseaux