L’acquisition des vertus de l’enfance

Le deuxième groupe de vertus et de vices est en connexion avec les mois de gestation, où la mère est responsable de l’héritage des vertus et des vices de son enfant. Le troisième groupe, que nous allons étudier à présent, est en relation avec les vertus et les vices à acquérir durant l’enfance grâce à l’éducation parentale. Le bien-être de l’enfant dépend ici de l’engagement du père et de la mère. Les enfants qui ont été privés de l’expérience de l’humilité, de l’amour et du soutien, auront beaucoup de mal à les acquérir une fois adultes. L’enfant a besoin du dévouement de son père et de sa mère pour devenir pleinement adulte. Les aborigènes ont su préserver des méthodes efficaces dans ce sens. Ainsi ceux du centre de l’Australie soumettent leurs enfants à des cérémonies d’initiation sévères, des cérémonies incluant même la souffrance physique, car ils doivent apprendre à survivre par eux-mêmes au milieu d’une nature hostile. La société occidentale a oublié le rôle majeur de l’éducation des enfants, c’est pourquoi l’on assiste aujourd’hui à tant de drames et à un vain choc de générations. 

Les sept vertus du troisième groupe proposent un canevas extrêmement efficace pour l’éducation des enfants ; il fera d’eux des personnes autonomes et respectueuses des autres. 

La section correspondante du corps humain, à savoir le bassin, se trouve sous le contrôle du système nerveux autonome. Celui-ci est responsable de la sécrétion des hormones sexuelles, des organes génitaux et de la fonction sexuelle, ainsi que de la musculature de cette section du corps. Les années d’enfance sont par conséquent en connexion avec les sept vertus exerçant une influence positive sur le fonctionnement de cette région du corps. 

Wighard STREHLOW, La guérison du corps et de l’esprit selon Hildegarde de Bingen, Saint-Jean-de-Braye, 2002, Editions Dangles, p. 175-176.